Les contribuables kényans devront débourser un total de 4,5 milliards de shillings (environ 405 millions de dollars) pour le rapatriement de leurs concitoyens bloqués à l’étranger en raison de la pandémie de Covid-19, révèle un rapport de la Commission de la défense et des relations étrangères de l’Assemblée nationale, qui fait ressortir que sept Kényans ont perdu la vie hors du pays à cause du coronavirus.

Le ministère des Affaires étrangères a assuré récemment qu’il était en contact avec des gouvernements de pays étrangers pour garantir le respect des droits des Kényans vivant à l’étranger.

Le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Macharia Kamau, avait précédemment informé le Parlement que le nombre de Kényans dans le monde s’élevait à trois millions et qu’il serait difficile de les ramener chez eux, surtout pendant cette période où la plupart des avions dans le monde sont cloués au sol.

Le chef de la majorité à l’Assemblée nationale, Aden Duale, a appelé, quant à lui, à ce que l’ensemble des Kényans bloqués à l’étranger soient ramenés chez eux gratuitement car le coût trop élevé des vols en cette période de pandémie entravait leur retour.

Mardi dernier, le président kényan Uhuru Kenyatta avait défendu la décision du gouvernement obligeant les ressortissants Kényans coincés en Chine et dans d’autres parties du monde à payer eux mêmes leurs billets d’avion s’ils veulent être rapatriés dans le pays.

Dans une interview diffusée sur Radio Citizen, le chef de l’Etat a défendu la décision du gouvernement qui est confronté à des défis sans précédent, ajoutant que les Kényans à l’étranger seraient obligés de participer et de couvrir une partie des coûts s’ils désirent être rapatriés dans le pays.

“Nous examinons cette affaire au cas par cas et nous avons décidé, sachant qu’il y en avait d’autres qui étaient là pour des affaires juridiques et pour des traitements, qu’ils participent aux frais de rapatriement”, a déclaré le Président.

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