L’écrivain marocain Kebir Mustapha Ammi a plaidé pour un Maghreb “ouvert” et “fraternel”, en affirmant qu’il appartient à tout un chacun de “réinventer les liens d’une fraternité longtemps rompue” dans la région.

Dans une tribune intitulée “Pour un Maghreb ouvert et fraternel”, dont copie parvenue samedi à la MAP, l’écrivain estime que le Maghreb a trop souffert, à son corps défendant, depuis les indépendances, en soulignant qu’il appartient “à nous, ses fils et ses filles” de réinventer une nouvelle manière d’aborder les temps à venir pour refaire de cette terre de partage, une porte ouverte, le seuil fraternel qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être.

Pour Mustapha Ammi, le Maghreb ne mérite son visage que dans “le don de soi et non la discorde”, notant qu’aucun discours ne peut prendre le pas sur l’”insécable mémoire qui nous unit”.

Dans la même lignée, l’auteur s’interroge sur les raisons ayant pu faire d’une frontière un mur “infranchissable” pendant tant d’années, en affirmant que loin d’être “la gardienne des préjugés savants et des calculs chauvins”, cette frontière marque “un seuil généreux” qui n’attend que d’être franchi.

“La frontière qui nous sépare doit abjurer le rôle qu’elle tient, bien malgré elle, depuis près de vingt cinq ans, et nous unir”, ajoute Mustapha Ammi, aux yeux de qui le Maghreb peut être “une maison accueillante, une halte lumineuse”.

Tout en appelant à la mobilisation afin de redonner au Maghreb “le vrai visage, radieux, qui est le sien”, l’écrivain estime qu’il appartient à tout maghrébin, d’en faire un exemple de partage et un Maghreb de fraternité.

De son avis, la région maghrébine se doit d’être “une porte ouverte” et “un trait d’union” à même d’accueillir “les frères, d’où qu’ils soient en toutes saisons”.

Il n’a pas manqué de souligner l’importance d’un “Maghreb capable de regarder les temps à venir droit dans les yeux, pour rappeler, en cas de besoin, haut et fort, qu’il ne troquera jamais la fraternité qui irrigue son âme”.

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