Une délégation russe est attendue vendredi en Turquie pour discuter du contrôle conjoint du cessez-le-feu au Nagorny Karabakh par Moscou et Ankara, a annoncé  le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu.

L’accord entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie mettant fin aux hostilités au Nagorny Karabakh, conclu lundi sous l’égide de la Russie, ne fait pas mention d’un quelconque rôle turc dans sa mise en oeuvre, mais Ankara, allié de Bakou, affirme qu’il contrôlera conjointement avec Moscou l’application du cessez-le-feu.

Un mémorandum sur la création d’un centre conjoint de contrôle a été signé mercredi soir lors d’une cérémonie virtuelle par les ministres de la Défense de la Russie et de la Turquie, selon Ankara.

“Nous discuterons des modalités du fonctionnement du centre conjoint d’observation et de contrôle du cessez-le-feu avec la délégation russe qui sera en Turquie vendredi”, a déclaré jeudi le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu, lors d’une conférence de presse à Bakou retransmise par les télévisions turques.

Selon M. Cavusoglu, “la Turquie aura le même rôle que la Russie” dans ce centre qui se chargera d’une surveillance “terrestre et aérienne” des éventuelles violations du cessez-le-feu.

Ce centre sera établi dans un lieu choisi par l’Azerbaïdjan, selon les autorités turques.

Aux termes de l’accord de cessez-le-feu, les belligérants gardent “les positions qu’ils occupent”, ce qui consacre les gains de territoires importants de l’Azerbaïdjan dans le conflit.

Dans le cadre de cet accord, Moscou a commencé mercredi à déployer des “soldats de la paix” dans la zone du conflit, aux abords des territoires encore sous contrôle arménien.

Cependant, la signature du cessez-le-feu a été vécue de façon douloureuse en Arménie, où l’opposition tente de mobiliser contre cet accord perçu comme une capitulation.

“J’espère que l’Arménie a appris les leçons de ses erreurs. La plus haute autorité arménienne a signé cet accord. Si jamais l’Arménie ne le respecte pas, elle en paiera le prix”, a mis en garde M. Cavusoglu.

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