Le président turc Recep Tayyip Erdogan a proclamé, jeudi que la “lutte” de son allié, l’Azerbaïdjan, contre l’Arménie n’était pas terminée après sa victoire dans le conflit au Nagorny Karabakh.

“Le fait que l’Azerbaïdjan a sauvé ses terres de l’occupation ne signifie pas que la lutte est terminée. La lutte dans les sphères politiques et militaires va se poursuivre désormais sur de nombreux autres fronts”, a-t-il clamé lors d’un discours en marge d’une grande parade militaire à Bakou, capitale azerbaïdjanaise, retransmise à la télévision.

Appelant les dirigeants arméniens à “revenir à la raison” après leur défaite dans cette guerre de six semaines menée à l’automne, il a assuré que la reconquête de nombreux territoires par l’Azerbaïdjan “sera le début d’une nouvelle ère” dans cette région montagneuse du Caucase.

L’Arménie “doit voir qu’elle n’obtiendra aucun résultat avec les encouragements des impérialistes occidentaux”, a encore tonné M. Erdogan, dont le pays est membre de l’Otan.

Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a de son côté salué le soutien sans faille d’Ankara lors de ce conflit, qui a “donné confiance au peuple azerbaïdjanais”. “Nous avons accumulé des forces au fil des ans. L’Arménie n’a pas été en mesure de nous concurrencer tant sur le plan économique que sur le plan militaire”, s’est-il félicité.

“En 44 jours, nous avons mis fin à cette occupation” arménienne, en référence à une série de territoires reconquis dans et autour du Nagorny Karabakh, a-t-il lancé devant les soldats rassemblés à Bakou.

Les combats au Nagorny Karabakh, qui ont fait des milliers de morts dans les deux camps, ont débouché en novembre sur un accord de cessation des hostilités négocié sous l’égide de Moscou, qui a acté une déroute militaire arménienne et accordé d’importants gains territoriaux à Bakou.

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