La transformation numérique du système de la justice au Maroc permettra de renforcer la transparence, grâce à la traçabilité, a souligné, mercredi à Tanger, le ministre de la Justice, Mohamed Ben Abdelkader.

M. Ben Abdelkader, qui donnait le cours inaugural du Master en sciences criminelles et études sur la sécurité de la Faculté des Sciences juridiques, économiques et sociales (FSJES) de Tanger sur le thème “la transformation numérique du système de la justice au Maroc”, a assuré que le numérique permettra également d’améliorer l’efficience de la justice.

Il a mis l’accent, dans ce sens, sur l’aspect normatif de la justice, notant qu’historiquement, ce domaine se base sur des spécificités particulières, dont les règles, les coutumes et la théâtralisation du tribunal, estimant que compte tenu de ces particularités, mêler justice et numérisation soulève des questions profondes qu’il est nécessaire de prendre en compte.

Le ministre a, en outre, relevé que la numérisation dans le domaine de la justice n’est nullement une question technique, mettant en garde contre le déterminisme technologique, selon lequel tous les problèmes pourront être résolus grâce à la technologie.

“Si nous nous engageons dans une transformation numérique non réfléchie, nous pouvons affecter les spécificités de la justice”, a insisté M. Ben Abdelkader, mettant en exergue l’importance d’adopter une intelligence de changement lors de la transformation numérique de la justice.

Le ministre a, par ailleurs, évoqué la convention de coopération et de partenariat signée dans le cadre du programme “Data-Tika”, entre la Commission nationale de contrôle de la protection des données à caractère personnel (CNDP) et le ministère de la Justice, notant qu’elle a pour but de protéger les données à caractère personnel, ainsi que le citoyen au sein de l’écosystème numérique de la justice.

Il s’est également arrêté sur le schéma directeur de la transformation numérique du système judiciaire, document de référence officiel présenté récemment par le ministère, relevant qu’il vise principalement à rapprocher la justice du citoyen et à simplifier l’accès à la justice.

Pour sa part, Hicham Bouhous, professeur à la FSJES et coordinateur du Master en sciences criminelles et études sur la sécurité, a fait savoir que le Maroc s’est engagé dans une stratégie claire pour la réforme du système de la justice, précisant que la numérisation est l’un des outils fondamentaux pour atteindre une efficacité judiciaire.

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