Le ministre irlandais des Affaires étrangères, Simon Coveney, a accusé le nouveau Premier ministre britannique, Boris Johnson, d’avoir délibérément décidé de placer le Royaume-Uni sur une “voie de collision” avec l’Irlande et l’Union européenne (UE) sur la question du Brexit.

S’exprimant à l’issue de ses entretiens avec le nouveau secrétaire d’Etat britannique pour l’Irlande du Nord, Julian Smith, M. Coveney a estimé que la déclaration du nouveau locataire du 10 Downing Street jeudi marque “une très mauvaise journée” dans le processus de négociations sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE.

“Nous devrons attendre pour voir si le message venant de Londres changera dans les semaines à venir”, a poursuivi M. Coveny qui est également Vice-Premier ministre et numéro 2 du gouvernement irlandais.

M. Johnson avait demandé jeudi à Bruxelles de rouvrir les négociations pour un nouvel accord autre que celui conclu avec Theresa May, tout en réclamant la suppression de la disposition controversée du “filet de sécurité” destinée à empêcher une frontière physique entre l’Irlande et la province britannique d’Irlande du Nord.

Concernant les futures relations entre les deux Irlandes, M. Coveney a déclaré que sa rencontre avec M. Smith “était utile”, émettant sa volonté de collaborer étroitement avec le nouveau secrétaire d’Etat britannique pour l’Irlande du Nord.

“Tous les partis politiques irlandais veulent faire fonctionner le gouvernement décentralisé en Irlande du Nord”, a précisé le chef de la diplomatie irlandais, ajoutant qu’il espère qu’un accord sur la restauration du gouvernement décentralisé sera conclu dans les prochaines semaines.

Le filet de sécurité, dit “backstop en anglais”, est la disposition la plus controversée dans l’accord négocié par la Première ministre sortante Theresa May avec Bruxelles, car elle décide de l’avenir de la frontière entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande. Elle est destinée à garantir une frontière sans friction si aucune meilleure solution n’est conçue à temps après le Brexit, tout en maintenant des liens étroits entre le Royaume-Uni et l’Union européenne.

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