– Par Taoufik Saoulaji –

Rabat – La qualification de l’haltérophile marocain Abderrahim Moum (73 kg) aux Jeux Olympiques de Tokyo vient couronner un véritable parcours du combattant, dans le sillage de la modification des règlements de la Fédération internationale de la discipline (IWF) relatives au système de qualification, a affirmé le directeur technique de la Fédération royale marocaine d’haltérophilie (FRMH), Mohamed Annahassi.

Abderrahim Moum figure parmi les 58 athlètes qualifiés aux JO de Tokyo dans la catégorie de 73 kg avec 1861.5317 points, selon le classement de la Fédération internationale d’haltérophilie publié le week-end dernier. Le record personnel de l’athlète marocain est de 277 kg en arraché et en épaulé-jeté.

Il a également été classé premier au niveau africain après sa participation dans toutes les compétitions continentales qualificatives aux Jeux Olympiques de Tokyo et après avoir passé tous les tests antidopage devenus une condition indispensable pour la qualification.

Dans une déclaration à la MAP, M. Annahassi a indiqué que l’amendement du système de qualification cette année a rendu difficile la mission des haltérophiles pour décrocher le précieux sésame des JO, car la qualification est devenue individuelle et non plus par équipes, ce qui oblige chaque athlète à participer à six compétitions pendant deux années, afin que la commission antidopage puisse le suivre tout au long de ces étapes.

Il a souligné à cet égard que le contrôle antidopage lors de toutes les compétitions auxquelles participent les haltérophiles est une condition non moins importante que l’obtention des points qui leur permettent de se qualifier, expliquant que tout manquement à l’un de ces tests interrompt le parcours de qualification des athlètes.

Le directeur technique a fait savoir que le parcours de qualification d’Abderrahim Moum a débuté par les championnats d’Afrique d’haltérophilie organisés en Libye, en mars 2019 et en Egypte (avril 2019), les Jeux africains au Maroc (aout 2019) et la Coupe internationale du Qatar (décembre 2019), notant que les éléments nationaux devaient participer au championnat du monde avant son annulation à cause de la propagation du coronavirus qui a mis un coup d’arrêt à l’activité sportive à travers le monde.

M. Annahassi a mis l’accent sur les difficultés que les haltérophiles marocains ont rencontrées pendant la période de confinement, car ils étaient obligés de s’entraîner chez eux et avec des moyens personnels, d’autant plus que l’haltérophilie nécessite un équipement spécial et un suivi rapproché, sans oublier les sols souvent en bois ou en caoutchouc.

Après la reprise des compétitions dans plusieurs pays, l’athlète marocain a participé au championnat d’Afrique organisé au Kenya en mai dernier, dernière ligne droite pour la qualification aux JO, durant lequel il a remporté trois médailles.

D’autre part, le technicien a indiqué que les espoirs de qualification à Tokyo ont également été portés sur la championne Samira Aouas, qui a signé une belle performance aux JO de Rio de Janeiro en 2016, précisant qu’elle a toujours une chance de qualification, étant donné qu’elle occupe la deuxième place en Afrique et est susceptible d’être sélectionnée parmi les haltérophiles dans la liste de réserve.

Pour ce qui est des préparatifs pour la qualification aux Jeux Olympiques de Tokyo, il a expliqué qu’ils se sont déroulés dans le cadre du programme du Comité national olympique marocain (CNOM) et de l’instance fédérale au profit de 12 haltérophiles, estimant que les Jeux Africains accueillis par le Royaume en 2019 ont été l’une des étapes préparatoires les plus importantes, au cours de laquelle une attention particulière a été portée aux meilleurs éléments nationaux, dont Samira Aouas (-87 kg), Mohamed Moulabi (-67 kg) et Abderrahim Moum (-73 kg).

Les entraînements d’Abderrahim Moum se poursuivront avec la même cadence, d’autant que les Jeux Olympiques se tiendront d’ici une quarantaine de jours, ce qui est très court, a-t-il fait savoir, ajoutant que la FRMH s’attend à ce que la Confédération africaine de la discipline organise un stage de préparation pour les haltérophiles africains qualifiés avant de se rendre à Tokyo.

Abderrahim Moum, né à El Jadida en 2000, a débuté sa carrière sportive en 2011 au Club olympique d’El Jadida, où il a évolué dans toutes les catégories d’âge, avant de rejoindre l’équipe nationale d’haltérophilie avec laquelle il a participé à de nombreuses échéances nationales, continentales et internationales. Il entame cette année sa première participation dans la catégorie seniors.

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