Le ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, Othman El Ferdaous a indiqué, lundi à Rabat, que son département est en train de réfléchir à la création d’une commission interministérielle pour la mise en œuvre territoriale de la politique et de la stratégie sectorielle relative à la jeunesse.

En réponse à une question centrale autour de “La stratégie du ministère de la Culture, de le jeunesse et des sports, à la lumière de la pandémie du coronavirus” posée par les groupes de la majorité à la Chambre des représentants, M. El Ferdaous a souligné l’importance de la gouvernance stratégique du département de la Jeunesse, expliquant que son département œuvrera à la création d’une commission interministérielle pour la mise en œuvre territoriale de la politique et de la stratégie sectorielle relative à la jeunesse, à l’instar du modèle de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH).

Concernant le chômage des jeunes, le ministre a rappelé que le projet de loi de finances propose une mesure importante visant l’exonération de l’IR sur les salaires pour les entreprises qui embauchent les jeunes, âgés de 30 ans au plus, en contrat de travail à durée indéterminée (CDI), qualifiant cette mesure d’importante compte tenu des incitations qu’elle présente pour contrer les répercussions de la pandémie sur le marché de l’emploi.

Le responsable gouvernemental s’est, également, arrêté sur le programme “Intilaqa”, lancé avant la pandémie au profit des jeunes, notant que le ministère veille à la réussite de ce projet, en particulier dans le volet lié à la jeunesse en milieu rural.

Le ministère s’attèle également, selon le ministre, à trouver une formule de réhabilitation des maisons des jeunes qui sont d’une grande importance et à s’arrêter sur les problématiques auxquelles sont confrontées ces structures, soulignant que le ministère envisage de recourir à des moyens mobiles pour permettre l’accès des jeunes à l’animation culturelle et sportive, particulièrement dans les zones reculées et rurales qui ne disposent pas de maisons des jeunes.

M. El Ferdaous a révélé, dans ce sens, que 100 maisons des jeunes sur un total de 650 au Maroc sont fermées en raison du manque de ressources humaines, faisant savoir que les maisons des jeunes ne peuvent être considérées comme une simple infrastructure, mais plutôt comme un moyen de réaliser une programmation culturelle et d’animation de la stratégie de la jeunesse.

“Compte tenu de la situation épidémiologique actuelle, un certain nombre d’espaces publics et structures relevant du secteur ont été fermés”, a-t-il dit, ajoutant que des établissements de jeunes ont rouvert des crèches qui permettent et facilitent l’accès des femmes au marché du travail.

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