Tokyo, 22/07/2019 (MAP) –  La coalition au pouvoir du Premier ministre, Shinzo Abe a remporté l’élection de la chambre haute dimanche, mais son espoir de réforme constitutionnelle est désormais compromis après que les forces favorables à l’amendement ont perdu la majorité des deux tiers requise pour initier cette réforme.

Abe s’est fixé pour objectif de réviser la Constitution en 2020, mais l’échec du camp des partisans de l’amendement à conserver sa majorité des deux tiers signifie que le chef du gouvernement doit faire face à la lourde tâche de gagner le soutien des partis de l’opposition s’il veut atteindre son objectif.

Néanmoins, les partis au pouvoir ont remporté 71 des 124 sièges à pourvoir dans la Chambre des conseillers composée de 245 membres, soit 57 par le LDP et 14 par le parti Komeito.

S’exprimant au cours d’une émission télévisée, M. Abe a déclaré que les résultats montraient que les électeurs avaient choisi la stabilité politique, comme il l’avait appelé pendant la campagne électorale. “Nous avons obtenu le mandat de mener à bien nos politiques”, a déclaré Abe, qui dirige le LDP.

Sur la perte de la majorité des deux tiers, M. Abe a exprimé son espoir que le débat parlementaire permettra de parvenir à un consensus sur un changement constitutionnel avec le camp de l’opposition.

“J’espère que les partis d’opposition assumeront leurs responsabilités” pour s’engager dans un tel débat, a-t-il ajouté.

La Constitution japonaise n’a jamais été modifiée depuis son entrée en vigueur en 1947.

De récents sondages menés par les médias ont montré que de nombreux électeurs ne considèrent pas cet amendement comme une priorité, car ils sont préoccupés davantage par les retraites et la fiscalité, ainsi que par les politiques économiques.

Bouton retour en haut de la page
Fermer