La Commission européenne contre le racisme et l’intolérance (ECRI) relevant du Conseil de l’Europe a tiré jeudi la sonnette d’alarme sur la montée de l’islamophobie dans le vieux continent.

“La haine à l’égard des musulmans gagne du terrain”, souligne l’ECRI dans son rapport annuel qui pointe également la multiplication des actes de violence inspirés par la haine à l’égard des musulmans et les autres formes de haine raciale.

“L’Europe est confrontée à une terrible réalité : les actes de violence inspirés par (…) la haine à l’égard des musulmans et les autres formes de haine raciale se multiplient à un rythme alarmant, l’exemple le plus récent étant la fusillade de Hanau en Allemagne où neuf personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées par un extrémiste”, déplore la Secrétaire Générale du Conseil de l’Europe, Marija Pejčinović Burić, relevant que “ces actes odieux sont souvent suscités par un discours pernicieux et des théories conspirationnistes véhiculées sur les réseaux sociaux et sur internet”.

Selon la secrétaire générale du Conseil de l’Europe, il est essentiel de “mettre un terme à la propagation des propos toxiques d’extrémistes racistes qui portent atteinte aux fondements mêmes de nos démocraties”.

Dans son rapport annuel, l’ECRI dénonce également l’influence croissante des politiques ultranationalistes et xénophobes en Europe et le discours de haine qui “donne le ton sur les réseaux sociaux”.

“Les élections au Parlement européen, par exemple, se sont traduites par la montée de partis ultranationalistes dans certains pays”, relève le rapport, notant aussi que “les diverses campagnes électorales menées en 2019 ont montré que le discours de haine ultranationaliste et xénophobe était de nouveau en progression et qu’il est de plus en plus présent.

L’ECRI est une instance de monitoring dans le domaine des droits de l’Homme spécialisée dans les questions de lutte contre le racisme, la discrimination (en raison de la “race”, l’origine ethnique/nationale, la couleur, la nationalité, la religion, la langue), la xénophobie et l’intolérance. Elle élabore des rapports et formule des recommandations aux États membres du Conseil de l’Europe.

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