Les transformations économiques, politiques, sociales et juridiques qu’ont connues les structures traditionnelles amazighes au Maroc ont été au centre d’une table ronde organisée, mercredi à Rabat, sous le thème “Regards croisés sur les sociétés amazighes”.

Tenue par le Centre des études anthropologiques et sociologiques relevant de l’Institut royal de la culture amazighe (IRCAM), cette rencontre a été consacrée à la présentation de quelques résultats des recherches menées par les chercheurs El Khatir Aboulkacem, Hammou Belghazi, Mohammed Oubenal et Mbark Wanaim dans différentes régions amazighophones marocaines, comme Zemmour et Souss.

Les interventions ont porté sur diverses questions, comme les structures sociales communautaires, les institutions économiques, outre le territoire et les institutions des tribus amazighes dans la littérature coloniale.

La démarche globale adoptée par les chercheurs du Centre consiste à dresser une revue de littérature, tout en croisant les résultats des études sur les structures sociales traditionnelles amazighes avec des observations sur le terrain.

Les intervenants se sont ainsi intéressés au rapport liant les sociétés amazighes tribales et le pouvoir central à l’époque de la colonisation, tout en ayant recours à la littérature coloniale héritée des explorateurs et administrateurs coloniaux français en l’occurrence, comme Jacques Berque, Charles de Foucauld et Robert Montagne.

L’analyse de cette littérature accumulée, qui renseigne sur les facteurs de transformation des sociétés tribales amazighes, et son croisement avec des observations de terrain menées par les chercheurs du Centre des études anthropologiques et sociologiques, ont permis de mettre l’accent sur un certain nombre d’institutions régissant les sociétés amazighes rurales, comme la Jmaa et la mosquée (Timzguida), et leur rôle dans la reproduction des modèles de ces sociétés.

En s’appuyant également sur les travaux de sociologues marocains comme Hassan Rachik ou encore Ali Amahan, les animateurs de cette table ronde se sont attardés sur les processus de changement qu’ont connus les structures sociales communautaires des régions étudiées après l’indépendance.

Cette rencontre a été marquée notamment par la présence du recteur de l’IRCAM, M. Ahmed Boukous.

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