Le Premier ministre désigné en Irak Mohammed Allawi a renoncé dimanche à former un gouvernement, plongeant un peu plus encore le pays dans l’inconnu.

Avec le départ de M. Allawi, le président de la République, Barham Saleh, a désormais 15 jours pour proposer un candidat pour former le futur gouvernement.

L’échec du candidat désigné par un consensus entre partis à obtenir la confiance du Parlement, qui par deux fois n’est pas parvenu à réunir le quorum, est sans précédent.

Il n’est donc pas clair quelle procédure sera appliquée et sous quel délai, tant les députés sont jusqu’ici parvenus à jouer la montre et à trouver des parades pour contourner les délais constitutionnels.

Dimanche, pour la troisième fois en une semaine, ils ont repoussé l’échéance du vote de confiance d’un gouvernement censé renouveler un système politique jugé corrompu et incompétent par des milliers d’Irakiens dans les rues depuis cinq mois.

Seuls 108 députés sur 329 se sont présentés à la séance extraordinaire convoquée en pleines vacances parlementaires à l’Assemblée, située dans la Zone verte de Bagdad.

Le successeur de M. Allawi aura la lourde tâche de renouer avec des Irakiens en colère, après cinq mois d’une révolte inédite émaillée par près de 550 morts et 30.000 blessés, quasiment tous des manifestants, dont un a de nouveau été tué dimanche, selon des sources médicales.

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