L’Inde envisage de proposer une “taxe de sauvegarde” sur les importations afin de protéger son industrie nationale dans le cadre du Traité de Partenariat économique régional (RCEP), un projet qui devra établir une vaste zone de libre-échange pour un marché qui compte près de la moitié de la population mondiale.

La proposition s’inscrit dans le cadre des mesures d’atténuation de l’impact négatif du RCEP, un projet de grande zone de libre-échange entre les 10 pays de l’ASEAN et ses six partenaires, à savoir la Chine, le Japon, la Corée du Sud, l’Australie, l’Inde et la Nouvelle-Zélande.

Cette décision a été dévoilée juste après l’annonce d’une position commune des pays membres de l’ASEAN concernant le RCEP et la perspective de parvenir à un accord avant la fin de l’année, indique-t-on auprès de la présidence de l’ASEAN à Bangkok.

Les mesures d’atténuation des effets négatifs du libre-échange est une question sensible dans les négociations autour du RCEP. Les progrès ont été lents depuis le lancement des négociations, en raison principalement de l’absence d’accords de libre-échange (ALE) entre certains partenaires, tels que la Chine-Japon, l’Inde-Chine et l’Inde-Australie-Nouvelle-Zélande. On demande à ces pays de libérer leurs marchés de 80 à 86%.

La Thaïlande, qui assure en 2019 la présidence tournante de l’ASEAN, s’est engagée à œuvrer pour faire parvenir les négociations sur ce méga-accord commercial d’ici la fin de l’année.

Le traité RCEP de libre-échange exclut les États-Unis et apparaît comme une réponse à l’unilatéralisme américain et à la guerre commerciale entre les Etats Unis et la Chine.

Ce Traité a bénéficié de la décision de Donald Trump en janvier 2017 de retirer les Etats-Unis d’un projet similaire : le Traité de libre-échange transpacifique (TPP).

Pékin s’est alors empressé de relancer une initiative alternative : le RCEP qui devra créer un marché de libre échange qui représente aussi près de la moitié du PIB de la planète.

Les appréhensions de l’Inde à ouvrir son marché, notamment aux entreprises chinoises, figurent parmi les difficultés récurrentes de ces négociations engagées depuis plusieurs années.

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