Le succès du Maroc à intégrer la chaine de valeur mondiale de l’industrie automobile se veut un exemple éloquent d’un pays qui a réussi, tout seul, à élargir son commerce en dépit du ralentissement du négoce mondial, selon le rapport arabe du développement durable 2020.

Le Maroc a oeuvré à diversifier les sources de croissance à travers le développement de l’industrie automobile, en lançant dès 2012 l’usine Renault à Tanger, peut-on lire dans ce rapport publié par les organes des nations unies opérant dans la région, notamment la Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale (CESAO).

Dès lors, poursuit le document intitulé “Prospérité des pays et le développement humain”, l’industrie automobile dans le Royaume a crû de 20 % par an et constitue désormais un moteur de croissance des exportations marocaines, estimant que le début de la production à l’usine Peugeot-Citroën de Kénitra est de nature à conforter les efforts du Royaume dans le secteur de l’industrie automobile.

Le rapport signale dans ce sens que le modèle marocain dénote les potentialités inexploitées par les pays arabes afin de s’intégrer dans l’économie mondiale, appelant dans ce sens les pays arabes à améliorer le climat des affaires, à donner l’opportunité à la jeunesse, à mettre en place un environnement propice au développement de nouveaux secteurs et à renforcer l’intégration des pays dans les chaînes mondiales de valeur.

S’agissant du recours aux technologies modernes dans le monde arabe, le rapport estime que le Maroc a adopté, à côté de quelques Etats de la région, des initiatives remarquables en ce sens, mettant l’accent sur la propagation du modèle de consommation chez les populations qui utilisent les technologies et produits sans pour autant les fabriquer ou les adapter selon leurs propres besoins.

Le Royaume fait partie, précise le texte, du club restreint des pays qui ont assuré le droit d’accès à l’information en tant que droit fondamental, notant qu’en ce qui concerne le volet social, le Maroc a réussi à faire baisser, considérablement, les taux de mortalité des femmes, notamment en milieu rural.

Le rapport a attiré dans ce sens l’attention sur l’absence des systèmes de protection sociale qui sont à même d’alléger le poids de la marginalisation et de l’exclusion dans la région arabe, notant que plusieurs catégories continuent à pâtir de cette exclusion notamment dans les secteurs qu’englobent les objectifs de développement durable, en particulier les femmes, les filles, les pauvres, les handicapés, les personnes âgées, les enfants, les jeunes exerçant des métiers informels, les immigrés, les réfugiés, les déplacés internes et les habitants des quartiers pauvres.

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