Des manifestations ont eu lieu, dimanche notamment à New Delhi et dans les Etats du nord-est du de l’Inde, en protestation contre l’adoption par le Parlement d’une nouvelle loi sur la citoyenneté.

La Rajya Sabha (Chambre haute du Parlement) avait adopté, mercredi dernier, un projet de loi controversé sur l’attribution de la citoyenneté aux ressortissants non-musulmans des minorités religieuses des pays voisins.

La nouvelle loi a apporté des amendements à la législation sur la citoyenneté de 1955, qui interdit aux migrants illégaux de demander la nationalité indienne.

Le dirigeant du parti de l’opposition du Congrès, Anand Sharma, avait réitéré la position de son parti selon laquelle le projet de loi constituait une attaque contre les fondements de la Constitution indienne.

“Le projet de loi est une attaque contre le fondement même de la Constitution indienne, c’est une attaque contre la République de l’Inde. Cela fait mal à l’âme de l’Inde. C’est contre notre Constitution et notre démocratie”, a-t-il affirmé devant le Parlement.

Par ailleurs, le ministre de l’Intérieur Amit Shah avait indiqué que “ce texte de loi n’a rien à voir avec les musulmans dans le pays qui vont pouvoir toujours vivre en Inde avec dignité”.

Et d’ajouter que cette loi demeure “raisonnable car les trois Etats voisins sont des Etats islamiques et ne persécutaient pas les musulmans, de ce fait les musulmans sans papiers en Inde ne peuvent pas bénéficier du statut de réfugié”.

La nouvelle loi sur la citoyenneté a, par ailleurs, déclenché des protestations dans les Etats indiens du nord-est, où les habitants craignent un afflux de réfugiés hindous venant du Bangladesh voisin.

Selon les médias locaux, six personnes ont été tuées durant ce weekend lors d’affrontement avec les forces de l’ordre.

Le gouvernement local du Bengale occidental a suspendu les services internet dans certains districts par mesure de précaution alors que les protestations contre la loi sur la citoyenneté se poursuivent pour la troisième journée consécutive dans l’Etat.

Le gouvernement de Narendra Modi avait échoué à faire passer cette loi durant son premier mandat (2015-2019), car le parti de Bharatiya Janata Party (BJP) et ses alliés ne disposaient pas d’une majorité à la Chambre haute du Parlement

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