Les démocrates majoritaires à la Chambre des représentants des Etats-Unis ont annoncé deux articles de mise en destitution contre le président Donald Trump, qui a réagi en fustigeant une “folie politique”.

Dans un point de presse à Washington, le président du Comité des affaires judiciaires de la Chambre, Jerrold Nadler, qui était entouré des chefs de file du parti, dont la présidente de la Chambre, Nancy Pelosi, a précisé que le premier article de destitution accuse le président Trump d'”abus de pouvoir” pour avoir “sollicité et mis la pression” sur l’Ukraine pour enquêter sur son rival potentiel lors de l’élection de 2020, Joe Biden.

“Le président Trump (…) a sollicité et fait pression sur l’Ukraine pour qu’elle s’immisce dans notre élection présidentielle de 2020”, a indiqué M. Nadler, soulignant que le président s’est “servi des pouvoirs de son bureau pour obtenir un gain personnel illégitime tout en ignorant ou portant atteint à l’intérêt national”.

Le deuxième article, a poursuivi le président du Comité des affaires judiciaires, porte sur une accusation “d’entrave au Congrès”.

“Un président qui se déclare au-dessus de toute responsabilité, au-dessus du peuple américain et au-dessus du pouvoir de destitution du Congrès – qui est censé protéger contre les menaces ciblant nos institutions démocratiques – est un président qui se considère comme au-dessus de la loi”, a relevé M. Nadler.

Conformément à la constitution américaine, les deux chefs d’accusation formulés par le Comité des affaires judiciaires seront soumis à un vote de la Chambre dans les jours qui viennent, a fait savoir M. Nadler.

Une fois la mise en accusation votée par la Chambre, à majorité démocrates, Donald Trump deviendrait, après Bill Clinton et Andrew Johnson, le troisième président des Etats-Unis à devoir affronter un tribunal au Sénat.

Toutefois, cet effort en vue de la destitution menée par les démocrates est voué à l’échec au Sénat sous contrôle républicain, où il faudrait le soutien des deux tiers des sénateurs pour condamner M. Trump et le démettre de ses fonctions – un scénario très peu probable, en particulier dans une année électorale.

Une heure avant l’annonce des articles de destitution, le président Trump a fustigé la démarche des démocrates qu’il a qualifiée de “folie politique”.

“Mettre en accusation un président qui a fait ses preuves, notamment en étant en charge de l’économie, peut être, la plus forte de l’histoire de notre pays, pour avoir l’une des présidences les plus réussies de l’histoire, et surtout, qui n’a rien fait de mal, c’est de la pure folie politique !”, s’est indigné le Locataire de la Maison Blanche sur Twitter.

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