Le Comité du renseignement à la Chambre des représentants a assigné à comparaître l’avocat personnel du président américain Donald Trump, Rudy Giuliani, pour soumettre des documents liés à ses communications avec l’Ukraine.

Le Comité de la Chambre, contrôlé par une majorité démocrate, a publié lundi une assignation à comparaître concernant le rôle joué par M. Giuliani dans la tentative de M. Trump de presser Kiev de diligenter une enquête sur la famille de son rival, l’ancien vice-président Joe Biden.

“Notre enquête porte sur des allégations crédibles selon lesquelles vous avez agi en tant qu’agent du président dans le but de défendre ses intérêts politiques personnels en abusant du pouvoir du bureau du président”, ont écrit trois chefs de fil du parti démocrate à la Chambre à M. Giuliani, qui a été le représentant personnel de M. Trump en Ukraine.

M. Giuliani a reconnu qu’il détenait des messages et d’autres éléments qui, selon les démocrates, sont pertinents pour ce qu’ils considèrent comme base pour une enquête qui pourrait conduire à la destitution de Trump.

“En plus de ce triste aveu, vous avez récemment déclaré que vous disposiez d’éléments de preuve – sous forme de SMS, d’enregistrements téléphoniques et autres communications – indiquant que vous n’agissiez pas seul et que d’autres fonctionnaires de l’administration Trump avaient peut-être été impliqués dans ce projet”, ont écrit les Démocrates.

La Maison Blanche a publié, la semaine dernière, un compte-rendu de la conversation du président Trump avec son homologue ukrainien datant du 25 juillet dans laquelle le président américain demandait une “faveur” et mentionnait M. Biden et son fils.

Un lanceur d’alerte anonyme au sein de la communauté du renseignement américain a affirmé, dans une plainte rendue publique, que le Locataire de la Maison Blanche avait transgressé les lois électorales en demandant l’assistance d’un pays étranger pour dénicher des informations compromettantes sur son adversaire politique en prévision des élections de 2020, avec la complicité de Rudy Giuliani et du procureur général William Barr.

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