Des cyber-attaques ciblant les paiements de secours versés aux Américains impactés par le COVID-19 ont explosé ces dernières semaines, les pirates se servant de la pandémie en cours pour s’attaquer aux individus, a révélé une étude publiée par le groupe de logiciels Check Point.

Check Point a indiqué avoir vu en moyenne 14.000 cyber-attaques liées aux coronavirus par jour au cours de la semaine dernière, soit six fois la moyenne des attaques quotidiennes observées dans la seconde moitié de mars. Ce nombre a grimpé davantage à 20.000 attaques par jour depuis le 7 avril.

La grande majorité de ces attaques ont été effectuées par le biais d’e-mails de phishing, dans lesquels un pirate essaye de tenter l’individu ciblé de cliquer sur un lien ou de télécharger une pièce jointe afin d’accéder à son réseau. Environ 3% des attaques ont été perpétrées via des appareils mobiles.

Un aspect clé de ces attaques a consisté à cibler les chèques de secours COVID-19 actuellement envoyés au public par le Département du Trésor américain dans le cadre du plan de relance de 2.000 milliards de dollars promulgué par le président Trump le mois dernier.

Plus de 4.000 nouveaux domaines liés aux chèques de secours ont été créés depuis janvier, dont beaucoup sont classés comme «malveillants» par Check Point. La société a averti que les utilisateurs qui visitent ces sites Web risquent de se faire voler des informations personnelles ou d’être exposés à un vol de paiement et à une fraude.

“Là où il y a de l’argent, il y aura également des activités criminelles”, a noté Check Point dans son rapport. “Les pirates et les acteurs de la menace veulent tirer profit de la précipitation pour obtenir ces paiements vitaux et remplir leurs propres poches au détriment des autres”, ajoute la même source.

Les pirates informatiques ont de plus en plus profité du passage de particuliers dans le monde entier à des modes de commerce en ligne en raison de la pandémie de COVID-19 en cours, et ont utilisé le virus pour inciter des individus à cliquer sur des liens ou des e-mails malveillants.

Un haut responsable du FBI a déclaré la semaine dernière que l’agence avait constaté une augmentation des rapports sur la cybercriminalité, recevant entre 3.000 et 4.000 par jour, contre une moyenne habituelle de 1.000 par jour.

Google a rapporté avoir constaté 18 millions de malwares et d’attaques de phishing liés à la pandémie COVID-19 par jour la semaine dernière, en plus des 240 millions de courriers indésirables quotidiens que la société voit régulièrement.

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