Le ministre de l’éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, porte-parole du gouvernement, Saaid Amzazi a indiqué, lundi à Rabat, que son département a œuvré à l’élaboration d’une stratégie d’éducation inclusive en faveur des enfants en situation de handicap.

Lors d’une réunion qu’il présidait conjointement avec la ministre de la solidarité, du développement social, de l’égalité et de la famille, Jamila El Moussali, M. Amzazi a fait savoir que cette stratégie vise à permettre à cette catégorie, quel que soit le type de son handicap, de suivre ses études dans les classes normales ou les classes pour l’inclusion scolaire, au sein des écoles marocaines conformément aux programmes adoptés.

Depuis le lancement officiel du programme national de l’éducation inclusive le 26 juin 2019, le ministère a pris une série de mesures visant la mise en œuvre effective et progressive de l’éducation inclusive au niveau des établissements scolaires, notamment dans le domaine pédagogique, à travers la préparation du cadre de référence des classes de l’éducation inclusive, avec le soutien de l’organisation de l’UNICEF, a relevé M. Amzazi, cité par un communiqué du ministère de l’éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

Ces efforts ont été renforcés progressivement par la transformation de 700 classes intégrées en salles des ressources pour la réadaptation et l’accompagnement, bénéficiant à environ 8.000 élèves, ainsi que par l’adaptation des contenus des examens, de l’opération de correction et des conditions de son déroulement, a-t-il poursuivi.

Les épreuves de l’examen national normalisé du baccalauréat 2020 ont concerné 539 candidats, a-t-il fait savoir, ajoutant que le taux de réussite de cette catégorie dans cette échéance nationale s’est élevé à 68,1%.

Le programme de l’éducation inclusive est considéré comme un chantier horizontal ouvert à la participation de tout à chacun et nécessite une pédagogie participative efficace à laquelle contribuent l’ensemble des acteurs et des départements gouvernementaux, la société civile, les familles et les instances spécialisées, a ajouté M. Amzazi.

Pour sa part, Mme El Moussali a mis en avant la participation de son département à l’amélioration des conditions de soutien à la scolarisation des enfants en situation de handicap, dans le cadre des services du Fonds d’appui de la cohésion sociale, faisant savoir qu’un total d’environ 13.321 enfants (dont 2.906 élèves des établissements d’éducation informelle) issus des familles nécessiteuses ont bénéficié d’un soutien financier fourni par le Fonds, pour une enveloppe totale de 167 MDH, à travers 276 associations partenaires.

Cette réunion, consacrée à l’examen des domaines de coopération conjointe entre les deux départements, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions de la loi-cadre n°17-51 relative au système d’éducation, de formation et de recherche scientifique, en particulier dans le volet relatif à l’éducation inclusive des enfants en situation de handicap.

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