L’Australie est le “grand gagnant” de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, mais des risques se profilent à l’horizon, a indiqué Chris Richardson, l’économiste au cabinet d’audit mondial Deloitte.

“La Chine fait face au ralentissement de son économie en adoptant des mesures de relance, ce qui a entraîné une augmentation des revenus de l’Australie grâce à la hausse des prix du minerai de fer et du charbon”, a souligné M. Richardson dans un rapport publié lundi.

“Ce concours incroyable de circonstances a donné à l’Australie son premier excédent de compte courant depuis plus de quatre décennies”, a relevé l’économiste.

“La mauvaise nouvelle est que bien que les événements internationaux aient jusqu’à présent soutenu notre économie, cela pourrait changer rapidement” et empêcher le pays-continent de prolonger ses 28 années consécutives de croissance économique, a toutefois mis en garde l’économiste.

Et d’affirmer que “les problèmes de l’économie australienne sont d’origine locale”. Ainsi, il a fait savoir que l’économie du pays-continent souffre notamment de la chute du marché immobilier, de la détérioration de la confiance des consommateurs et d’une sécheresse intense.

Au début du mois, l’agence de notation financière Fitch a revu en baisse ses prévisions de croissance australienne en 2019 à 1,7%.

Dans son rapport sur les perspectives de l’économie mondiale, l’agence de notation prévoit une accélération de la croissance du PIB australien l’année prochaine (+2,3 pc) et en 2021 (+ 2,4 pc).

Le mois dernier, l’économie australienne a ralenti à son rythme le plus lent en une décennie avec une croissance annuelle du PIB de 1,4%, bien en deçà des prévisions de la Banque centrale australienne.

Ainsi, la Banque centrale a comme prévu baissé mardi dernier son principal taux directeur à 0,75 %, son plus bas niveau historique, dans un effort visant à relancer l’économie du pays-continent.

La banque centrale australienne a ainsi réduit son taux directeur pour la troisième fois depuis le début de l’année, et elle a exprimé sa volonté de poursuivre l’assouplissement de sa politique monétaire en cas de besoin.

Les marchés financiers ont d’ores et déjà intégré la possibilité d’une quatrième baisse d’un quart de point du taux directeur d’ici au début de l’an prochain, alors que les économistes prévoient une hausse du taux de chômage dans les mois à venir.

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