Le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, a proposé mercredi Ekaterini Sakellaropoulou au poste de présidente de la République hellénique.

L’actuelle présidente du Conseil d’Etat a été proposée à ce poste essentiellement honorifique, et son élection ne devrait être qu’une simple formalité, le parti au pouvoir « Nouvelle démocratie » (ND) dispose de 158 députés sur les 300 que compte le Parlement.

La date de l’élection, pour un mandat de 5 ans renouvelable, n’a pas été annoncée mais elle devrait intervenir avant le 13 février, un mois avant l’expiration du mandat de l’actuel président, Prokopis Pavlopoulos.

En Grèce, le chef de l’Etat n’assume que des fonctions honorifiques mais son rôle est “hautement symbolique” car incarnant “l’unité”, a souligné M. Mitsotakis dans un message diffusé à la télévision.

“Le moment est venu pour que la Grèce s’ouvre sur l’avenir”, a-t-il dit, soulignant que ce choix rompt avec la tradition et s’inscrit hors des partis politiques.

Le choix de Mme Sakellaropoulou “incarne l’unité et le progrès”, a-t-il indiqué, précisant que la magistrate ne provient pas des rangs de son parti « ND ».

Nommée par le précédent gouvernement de gauche à la tête du Conseil d’Etat il y a un an, Mme Sakellaropoulou (63 ans) était également la première femme à la tête de cette juridiction.

Pour être élue dès le premier tour, elle devra recueillir le vote de 200 des 300 députés dans le Parlement composé notamment de 158 élus du « ND », et de 86 élus du parti d’opposition « Syriza ».

Cette proposition est “un honneur pour moi, pour la Justice et pour la Grecque d’aujourd’hui”, s’est félicitée Mme Sakellaropoulou dans une déclaration à l’agence de presse athénienne et macédonienne (ANA-MPA).

Elle a également remercié le Premier ministre et s’est dite prête “à se consacrer avec toutes ses forces à ce haut devoir”.

Née à Thessalonique (nord), Mme Sakellaropoulou a fait ses études à l’université de droit d’Athènes et à l’université de Paris II en France.

Dans les années 80, elle est entrée au Conseil d’Etat où elle a poursuivi sa carrière avant d’être nommée vice-présidente de cette juridiction en 2015 puis présidente en octobre 2018.

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