Le Roi Philippe de Belgique a prolongé, jusqu’au 9 décembre, la mission de son informateur, le socialiste francophone Paul Magnette, désigné pour mener de nouvelles consultations avec les partis politiques, afin d’explorer les pistes en vue de la formation du nouveau gouvernement fédéral, issu du scrutin du 26 mai dernier.

M. Magnette, déjà prolongé une première fois la semaine dernière, cherchera à rapprocher les positions divergentes des différentes formations politiques après l’échec de ses prédécesseurs dans cette mission.

Selon le Palais Royal, l’informateur Paul Magnette, qui a soumis au Souverain belge un premier rapport, “fera un nouveau rapport au Roi le 9 décembre”.

Commentant la prolongation de sa mission sur Twitter, M. Magnette a affirmé qu’il croit en la réussite d'”un projet fédéral positif”, insistant qu'”il est temps que chacun revienne à l’essentiel et que sur la base des convergences dégagées, des négociations se poursuivent afin de mener à la formation d’un gouvernement de plein exercice dans les meilleurs délais”.

Selon les médias belges, l’informateur royal oeuvre essentiellement à trouver un consensus entre les partis autour de thématiques ayant trait notamment à l’amélioration du taux d’emploi, la cohésion sociale et la lutte contre la pauvreté, la justice et la sécurité, la transition climatique ou encore l’immigration.

La nomination le 5 novembre dernier de Paul Magnette, président du Parti socialiste (PS), en tant qu'”informateur” marquait un retour du processus de recherche d’une majorité pour le prochain gouvernement fédéral au stade d’information après avoir été au stade, plus avancé, de la préformation, mission assurée depuis le 8 octobre par le socialiste francophone Rudy Demotte (PS) et le nationaliste flamand Geert Bourgeois (N-VA).

Les deux préformateurs, issus des deux partis arrivés en tête dans leurs communautés linguistiques respectives, avaient été chargés par le Souverain belge d'”examiner les bases concrètes en vue de la formation d’un gouvernement fédéral autour de leurs partis respectifs”, et ceci avec les quatre autres partis impliqués alors dans les discussions, à savoir le MR, le CD&V, l’Open Vld et le sp.a.

Le duo avait, lui-même, succédé aux deux informateurs royaux, le libéral francophone Didier Reynders (MR) et le socialiste flamand Johan Vande Lanotte (sp.a), après que ces derniers eurent remis leur rapport final de quatre mois de consultations avec différents partis politiques, ponctuées de cinq prolongations de leur mission.

Le nouvel informateur royal aura consulté jusqu’ici dix formations politiques : Les deux partis socialistes (PS, SP.A), libéraux (MR, Open VLD), écologistes (Écolo, Groen), centristes (CDH, CD&V), plus la N-VA et Défi. Les écologistes avaient été exclus lors de la première mission d’information.

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