La mise à jour et l’adaptation de la loi 28.00 relative à la gestion des déchets et à leur élimination sont essentielles et urgentes pour la modification de l’approche adoptée, a estimé l’Alliance marocaine pour le climat et le développement durable (AMCDD).

Présentant, dans un communiqué, les conclusions d’une table ronde organisée, dernièrement à distance, sur “La gestion des opérations d’exportation et d’importation des déchets solides au Maroc, entre les défis du cadrage juridique, la rentabilité économique, sociale et environnementale et le débat public”, l’Alliance a souligné que la mise à jour et l’adaptation de la loi 28.00, qui a été élaborée pour la gestion et l’élimination des déchets sont essentielles et urgentes pour la modification de l’approche relative à la gestion des déchets, en en faisant une ressource ou une matière secondaire et alternative, dans le cadre de choix audacieux renforçant la tendance vers une économie circulaire.

Dans ce sens, le bureau national de l’AMCDD a appelé à accélérer la mise à jour et l’adaptation de la loi sur la gestion des déchets, qui sont essentielles pour cette transition, notant que la gestion des déchets constitue un dossier intégré et multidimensionnel qui nécessite une approche nouvelle et innovante du changement, caractérisée par l’inclusion et l’intégration, et qui place les citoyens et les collectivités territoriales au centre du changement.

L’Alliance a, par ailleurs, affirmé que l’opération d’importation et d’exportation de déchets non dangereux effectuée par le Maroc s’inscrit dans le cadre du commerce international des déchets et des chaines industrielles, afin de valoriser les matières premières pour l’économie circulaire, appelant à la nécessité d’accélérer l’élaboration d’une vision et approche inclusives sur le moyen terme, dans le cadre du nouveau modèle du développement et à mettre en place un système incitatif en faveur de l’économie circulaire.

Elle a, également, appelé à lancer l’opération de mesure de l’état et du pourcentage de circularité de l’économie marocaine, selon la méthodologie internationale adoptée.

La rencontre a été consacrée à l’analyse des contenus et des dispositions des deux arrêtés ministériels publiés, récemment, dans le bulletin officiel et s’est penchée sur différents axes, à savoir “Les dispositions juridiques et institutionnelles aux niveaux national et international”, “Quelle stratégie nationale et quelle politique publique dans le domaine de l’environnement et du développement durable pour promouvoir le secteur des déchets au Maroc?”, “Quels sont les impacts économiques, sociaux et environnementaux pouvant résulter de l’importation des déchets?”, ainsi que sur le rôle de la société civile environnementale dans le renforcement des procédures, des mesures et des décisions des pouvoirs publics compétents pour la préservation de l’environnement et la réalisation du développement durable, à travers la gestion des déchets importés.

L’Alliance marocaine pour le climat et le développement durable, considérée comme le plus grand rassemblement des réseaux et des associations dans le domaine de l’environnement et du développement durable, a trois principales fonctions, à savoir le renforcement des capacités des organisations non gouvernementales et des acteurs, le dialogue avec les acteurs et les responsables, ainsi que le plaidoyer sur des questions environnementales.

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