Le président du Conseil européen, Charles Michel, a appelé lundi l’opposition et les autorités géorgiennes à tout faire pour “désamorcer la situation”, alors que ce pays du Caucase est plongé depuis plusieurs mois dans une profonde crise politique.

“L’Union européenne appelle toutes les parties à intensifier leurs efforts pour désamorcer la situation et se réunir pour trouver un terrain d’entente”, a-t-il déclaré à Tbilissi durant une conférence de presse conjointe avec la présidente géorgienne, Salomé Zourabichvili.

Charles Michel, dont la visite en Géorgie était prévue avant l’aggravation de la crise politique de la semaine dernière, a ajouté que Bruxelles était “préoccupé” par la “crise qui s’aggrave en Géorgie”.

La Géorgie est en crise depuis les élections législatives d’octobre, remportées de justesse par le parti au pouvoir mais au sujet desquelles l’opposition a dénoncé des fraudes.

Mardi dernier, l’arrestation musclée d’une figure de l’opposition, Nika Melia, a entraîné une nouvelle série de manifestations contre le gouvernement.

L’interpellation de M. Melia, accusé d’avoir organisé des “violences de masse” lors de manifestations en 2019, a été dénoncée par les alliés occidentaux de la Géorgie.

Lundi, Charles Michel a appelé à “un dialogue entre les partis politiques, avec l’opposition et le gouvernement” et souligné qu'”un système judiciaire performant et indépendant est essentiel pour approfondir le partenariat entre la Géorgie et l’Union européenne”.

La Géorgie, ex-république soviétique, s’est affranchie de la tutelle de Moscou et rapprochée de l’Union européenne et de l’Otan, qu’elle souhaiterait rejoindre à terme même si le chemin à parcourir est encore long.

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