Le parti conservateur britannique a annoncé, jeudi, son nouveau projet électoral pour les 100 premiers jours de son prochain mandat, au cas où il est reconduit au pouvoir lors des élections législatives prévues la semaine prochaine au Royaume Uni.

Face aux multiples défis auxquels fait face le parti dans la conjoncture difficile qu’impose le Brexit, le parti des Tories a été obligé de revenir sur certaines de ses promesses annoncées dans les premiers jours de sa campagne électorale.

Par ailleurs, les projets du Premier ministre britannique Boris Johnson visant à imposer une taxe de plusieurs milliards de livres sterling sur les sociétés de technologie américaines, telles que Google et Facebook, pourraient être abandonnés après avoir affiché sa volonté de conclure un accord commercial avec les États-Unis, après le Brexit.

Le Premier ministre avait déclaré que les sociétés numériques devaient apporter une “contribution plus équitable” à l’économie, malgré l’opposition de son gouvernement à ces plans et la réaction des Etats-Unis contre des projets similaires du gouvernement français.

Cependant, des doutes ont émergé quant à la capacité du gouvernement d’augmenter les taxes sur l’un des principaux secteurs d’exportation des États-Unis, parallèlement à la conclusion d’un accord commercial à grande échelle avec Washington.

Selon David Henig, directeur du projet de politique commerciale du Royaume-Uni au sein du groupe de réflexion du Centre européen pour l’économie politique internationale, “une des options pourrait être que la Grande-Bretagne échange une taxe sur les ventes numériques en contrepartie de la suppression des droits de douane sur les produits britanniques.

“Dans tout juste sept jours, le peuple britannique devra choisir entre une majorité gouvernementale qui fonctionne ou encore un Parlement sans majorité bloqué”, a commenté le Premier ministre Boris Johnson dans un communiqué du parti.

Dans sa course aux législatives du 12 décembre, Boris Johnson a fait de la mise en oeuvre du Brexit l’axe principal de sa campagne. Il s’est une nouvelle fois engagé à assurer la sortie effective du Royaume Uni de l’Union européenne le 31 janvier comme prévu, cette fois-ci.

“Durant ses 100 premiers jours au pouvoir, le gouvernement conservateur aura aussi légiféré d’ici le 22 mars prochain pour financer davantage les écoles et le service public de santé, introduire un nouveau système d’immigration à points ou encore durcir la législation antiterroriste”, a ajouté le parti.

En cas de victoire, Boris Johnson présentera “avant Noël” au Parlement l’accord de divorce négocié avec l’Union européenne, qui n’avait pas pu faire consensus au Parlement avant sa dissolution.

Le gouvernement prévoit également de présenter son programme législatif lors du discours de la reine Elizabeth II devant le Parlement le 19 décembre.

Les nouvelles promesses des conservateurs ont été critiquées par le Parti travailliste, principale formation d’opposition, qui a promis d’importantes politiques de nationalisation et des investissements dans les services publics dans leur programme électoral.

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