La justice britannique a décidé mercredi de maintenir en détention le fondateur de Wikileaks Julian Assange en attendant que soit examiné l’appel formé par les Etats-Unis contre le refus de son extradition.

La juge Vanessa Baraitser a estimé qu’il existe “des motifs sérieux de croire que si M. Assange était libéré aujourd’hui, il ne se rendrait pas au tribunal pour faire face à la procédure de recours”.

Invoquant le risque de suicide du fondateur de WikiLeaks dans le système carcéral américain, la juge britannique Vanessa Baraitser a refusé lundi son extradition vers les Etats-Unis. Dans la foulée, les autorités américaines ont notifié au tribunal leur intention de faire appel.

Mercredi, la magistrate a estimé qu’il existe “des motifs sérieux de croire que si M. Assange était libéré aujourd’hui, il ne se rendrait pas au tribunal pour faire face à la procédure de recours”.

“Nous voulons que ça se termine, mais nous sommes confiants que la justice prévaudra”, a réagi à la sortie du tribunal le rédacteur en chef de Wikileaks, Kristinn Hrafnsson.

A l’audience, la représentante de l’accusation Clair Dobbin a souligné que Julian Assange, qui “se considère comme étant au-dessus les lois”, a les “ressources” pour fuir, mettant en avant l’offre d’asile politique faite par le Mexique.

Un risque écarté par l’avocat de Julian Assange, Edward Fitzgerald, qui a plaidé que son client avait “toutes les raisons” de ne pas se soustraire à la justice britannique qui a tranché en sa faveur lundi. Invoquant la vie de famille qui l’attend à l’extérieur, il a proposé son placement sous surveillance par bracelet électronique, en vain.

Julian Assange a été arrêté par la police britannique en avril 2019 après avoir passé sept ans reclus à l’ambassade d’Equateur à Londres, où il s’était réfugié alors qu’il était en liberté sous caution. Il craignait une extradition vers les Etats-Unis ou la Suède, où il a fait l’objet de poursuites pour viol qui ont depuis été abandonnées.

L’Australien, soutenu par nombre d’organisations de défense de la liberté de la presse, risque aux Etats-Unis 175 ans de prison pour avoir diffusé, à partir de 2010, plus de 700.000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan.

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