Le président gabonais, Ali Bongo Ondimba a annoncé, jeudi soir, la mise en place d’une “indemnité Covid-19” au profit des personnels de santé pour récompenser leurs mérites et leurs efforts en cette période de pandémie de coronavirus.

“J’annonce la mise en place d’une +indemnité Covid-19+”. Spécialement créée pour les personnels de santé “pour récompenser leurs mérites, leurs efforts et, je dirais parfois même, le sacrifice qu’ils consentent pour nous tous”, a dit le président Ali Bongo dans un discours à la nation.

Lors de son adresse, il a tenu à rendre un hommage à ces professionnels qui, selon lui, “font montre au quotidien de dévouement, de professionnalisme, d’abnégation” au service des populations.

A cette occasion, il a rappelé aussi que la stratégie sanitaire du pays en matière de lutte contre le Covid-19 s’articule autour de trois axes, en l’occurrence le dépistage massif, l’isolement en cas de tests positifs et le traitement au plus tôt des cas déclarés positifs.

Et d’assurer que tant à Libreville, qu’à l’intérieur du pays, le système sanitaire au Gabon est “outillé face à cette pandémie qui est croissante”, comme en témoignent le nombre limité de décès et celui élevé des guérisons.

Cependant, le chef de l’Etat a attiré l’attention que le virus continue de se transmettre au Gabon car la pandémie est désormais communautaire, appelant la population à la vigilance et au sens de responsabilité individuelle et collective.

“Tant qu’il n’y aura pas l’homologation d’un vaccin au niveau international, ce sont là nos meilleures et seules protections contre le virus”, a-t-il dit.

Le président Ali Bongo a rappelé aussi la mise en place d’un laboratoire de dépistage massif au sein du palais des sports de Libreville, baptisé Professeur Daniel Gahouma, un pédiatre qui fait partie des premières générations de médecins au Gabon ayant succombé à cause de coronavirus.

Le laboratoire est, selon le président gabonais, en mesure de réaliser jusqu’à 10.000 tests covid-19 par jour et sera opérationnel à compter de la semaine prochaine.

“Ce laboratoire de haute technologie servira en priorité à notre pays et sera dirigé par des spécialistes nationaux. A terme, cette structure unique en Afrique Centrale accompagnera également nos pays frères du continent”, a-t-il conclu.

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