L’ambassade du Japon à Séoul a dernièrement commencé à publier des rapports quotidiens sur les niveaux de radiation dans la région de Fukushima, un sujet qui alimente la crise entre les deux pays depuis la catastrophe de 2011.

Les effets de la catastrophe nucléaire de 2011 continuent de nourrir l’inquiétude des Sud Coréens quant au niveau de radiation dans la ville de Fukushima. En réponse à cette situation, l’ambassade du Japon à Séoul a entrepris de publier sur son site un rapport quotidien mesurant les taux des radiations dans deux villes de la région de Fukushima avec Tokyo et Séoul comme base de comparaison.

“L’intérêt pour les niveaux des radiations au Japon a augmenté récemment, en particulier en Corée du Sud”, indique l’ambassade sur son site.

Suite à un différend historique sur les travailleurs coréens enrôlés de force par des entreprises nippones durant l’occupation, les relations entre les deux pays se sont détériorées et des restrictions commerciales ont été mutuellement imposées. La Corée du Sud qui invoque de surcroit les risques radioactifs de Fukushima a renforcé ses contrôles de radiation sur les produits alimentaires importés du Japon.

Les réticences se poursuivent par une interdiction plaidée par des députés sud-coréens de voyager au Japon ainsi que par le boycott des Jeux olympiques de Tokyo prévus pour l’été 2020.

“Le gouvernement japonais espère que la compréhension par les Sud-Coréens des niveaux de radiations au Japon va s’améliorer, comme nous continuons de fournir des informations précises, basées sur des preuves scientifiques et clairement expliquées”, insiste l’ambassade, dans un texte publié à la fois en japonais et en coréen.

Selon les derniers chiffres publiés par l’ambassade du japon, la ville de Fukushima enregistre un niveau de radiation de 0,135 microsievert par heure, quasiment comme Séoul (0,120) laquelle dépasse considérablement Tokyo (0,036).

Le microsievert revient à un millième de millisievert, le sievert représentant une “unité utilisée pour donner une évaluation de l’impact des rayonnements sur l’homme” d’après le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA).

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