Le secteur des fruits rouges, qui a pu réaliser des performances courant de cette année, a besoin de “reconnaissance et d’encouragement”, affirme la Confédération marocaine de l’agriculture et de développement rural (COMADER).

Grâce aux efforts déployés par les ouvriers, les techniciens, les gérants et les investisseurs dans la filière, le secteur des fruits rouges a pu réaliser des performances au courant de cette année, notamment le maintien, durant la crise sanitaire, de 100.000 emplois directs, payés par leurs employeurs sans recours aux indemnités CNSS prévues par le Fonds de solidarité Covid-19, et l’export en 2019-2020 de 170.000 tonnes de fruits rouges, soit une augmentation de 24% par rapport à l’année dernière, ce qui a permis une rentrée de devises de 6,5 milliards de dirhams, en augmentation de 32% par rapport à l’année dernière, précise la Confédération dans un communiqué.

A travers ces performances, qui ont été réalisées dans le strict respect des mesures sanitaires, la filière des fruits rouges s’est imposée sur l’échiquier international et dispose d’un énorme potentiel de production non encore exploité et d’un important potentiel d’exportation vers des pays non encore explorés, poursuit la même source.

“Par conséquent, les investisseurs dans cette filière ont besoin de reconnaissance et d’encouragement”, exhorte la Comader.

Les dirigeants des unités de production, relève le communiqué, sont dans leur ensemble parfaitement conscients du danger et de la gravité de la pandémie du Covid-19 et du risque que peut engendrer la propagation de foyers de contamination au sein de leurs unités, notant qu’ils prennent, par conséquent, toutes les dispositions pour maintenir leurs unités de production indemnes de toute propagation.

“L’expérience que nous vivons actuellement aussi bien à l’échelle nationale qu’a niveau international montre que le risque zéro n’existe pas et que des foyers de contamination peuvent toujours apparaître malgré toutes les mesures sanitaires prises”, ajoute le communiqué.

Aussi, la Comader demande de “permettre, dans le strict respect des mesures sanitaires, aux professionnels d’accéder à leurs fermes et à leurs unités de production afin de leur permettre de préparer la campagne export 2021, qui accuse déjà un retard important, et ce au profit de nos concurrents du pourtour méditerranéen qui, eux aussi, font face à la propagation du virus mais qui bénéficient du soutien de leurs autorités”.

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