Une semaine après le choc meurtrier entre leurs armées dans l’Himalaya, la Chine et l’Inde sont convenues d’apaiser leurs tensions frontalières, ont rapporté mardi des responsables des deux géants asiatiques.

Le 15 juin, soldats indiens et chinois se sont affrontés à coups de poings, pierres et bâtons dans une vallée disputée du désert en haute altitude du Ladakh (Nord de l’Inde), premier accrochage meurtrier entre leurs troupes depuis 1975.

Au moins vingt militaires indiens ont péri dans ce combat survenu à plus de 4.000m d’altitude, qui a envenimé les tensions entre les deux nations les plus peuplées de la planète. Selon New Delhi, l’affrontement a fait des victimes des deux côtés, mais Pékin n’a pas communiqué sur le bilan humain dans ses rangs.

Des généraux des deux armées se sont rencontrés lundi et “sont convenus de prendre les mesures nécessaires pour promouvoir un apaisement de la situation”, a déclaré Zhao Lijian, porte-parole de ministère chinois des Affaires étrangères.

“La tenue de cette rencontre montre que les deux parties veulent résoudre leur désaccord, gérer la situation et procéder à une désescalade de la situation à travers le dialogue et les consultations”, a-t-il dit lors d’un point presse quotidien.

Les deux bords “ont échangé des remarques franches et détaillées” et “sont tombés d’accord pour maintenir le dialogue et se sont conjointement engagés à promouvoir la paix et la tranquillité dans les zones frontalières”, a-t-il ajouté.

Les armées indienne et chinoise sont engagées depuis mai dans un face-à-face tendu dans plusieurs zones disputées de leur frontière commune, objet de litiges frontaliers anciens.

New Delhi n’a pas fait de déclaration officielle mais une source militaire indienne a rapporté que la rencontre entre les hauts gradés, qui s’est tenue au Ladakh, a abouti à un “consensus mutuel pour un désengagement”.

Les manières de réduire les tensions militaires au Ladakh “ont été discutées et seront mises en oeuvre par les deux parties”, a poursuivi cette source qui n’a pas donné davantage de détails.

Chine et Inde étaient déjà convenues d’un désengagement militaire au Ladakh début juin, quelques jours avant que n’éclatent les violences meurtrières.

Les ministres des Affaires étrangères russe, chinois et indien s’entretiennent mardi en vidéoconférence, officiellement pour discuter de la pandémie de coronavirus.

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