Le président de l’Assemblée nationale française, Richard Ferrand, a été mis en examen pour “prise illégale d’intérêts”, dans une affaire de favoritisme envers une société de mutuelles qu’il dirigeait.

La mise en examen d’un président de l’Assemblée nationale – quatrième personnage de l’Etat français – en cours d’exercice est inédite.

Cette affaire, dite des Mutuelles de Bretagne, avait conduit Richard Ferrand à quitter le gouvernement en juin 2017. Mais il a cette fois annoncé être “déterminé à poursuivre (sa) mission” à la tête de l’Assemblée, qu’il préside depuis septembre 2018 après avoir dirigé le groupe des députés de La République en Marche (LREM).

Le procureur de Brest avait ouvert une enquête préliminaire en juin 2017, classée sans suite en octobre. Il avait invoqué la prescription s’agissant d’un éventuel délit de prise illégale d’intérêts et jugé que les infractions d’abus de confiance et d’escroquerie n’étaient “pas constituées”.

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