Des dizaines de milliers de personnes ont défilé dans toute la France contre le projet controversé de réforme des régimes des retraites, lors de la 8ème journée de grève et de mobilisations interprofessionnelles et intersyndicales.

Selon le ministère de l’Intérieur, ils étaient quelque 108.400 manifestants partout en France, dont 13.000 à Paris, contre 180.000 dans la capitale pour la Confédération générale du travail (CGT).

Les chiffres sont en importante baisse par rapport à la dernière journée de mobilisation, le 24 janvier, qui avait regroupé 249.000 manifestants dans l’Hexagone, dont 31.000 à Paris, d’après Intérieur et 1,3 million dont 400.000 rien qu’à Paris, selon le décompte avancé par la CGT.

Elle coïncidait avec l’examen et l’adoption du projet en Conseil des ministres avant d’être soumis à l’Assemblée nationale où les débats sont prévus à compter du 17 février.

A Paris, cette journée de grève et de mobilisation interprofessionnelle, la 8ème depuis le début de la contestation le 5 décembre dernier, s’est déroulée dans le calme sans heurts entre manifestants et forces de l’ordre.

Organisée à l’appel de l’intersyndicale réunissant les syndicats opposés au projet controversé du gouvernement, les mobilisations visent à contraindre l’exécutif au retrait total de son projet.

Elle intervient à la veille de la conférence sur le financement de la réforme qui va débuter jeudi avec la participation notamment des représentants de plusieurs centrales patronales et syndicales. La conférence devra se poursuivre jusqu’au mois d’avril.

En vue de maintenir la pression sur le gouvernement, l’intersyndicale (CGT, FO, CFE-CGC, FSU, Solidaires) a appelé à poursuivre la mobilisation en multipliant les initiatives jeudi et vendredi.

A la différence des précédentes journées, qui ont été marquées par de fortes perturbations notamment dans les transports publics, particulièrement à Paris, le trafic sur l’ensemble du réseau ferroviaire et des métros parisiens était “quasi normal”.

Par ailleurs, des ports ont été bloqués par les manifestants, dont celui de Marseille.

La réforme des régimes des retraites, l’une des promesses phares du président Emmanuel Macron, vise à repenser le dispositif actuel qui absorbe 14% du PIB avec 300 milliards d’euros de prestations de retraite chaque année, et un déficit compris entre 7,9 et 17,2 milliards d’euros à l’horizon 2025.

Elle porte particulièrement sur la mise en place d’un système universel par points pour remplacer les 42 régimes existants dont les régimes spéciaux et un âge-pivot de 64 ans. Ce dernier, principal point de discorde entre l’exécutif et les syndicats a été retiré par le gouvernement à la recherche d’un compromis rapide à même d’accélérer une sortie de crise.

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