Le gouvernement français a écarté, mardi soir, l’option d’un reconfinement généralisé ou local dans sa lutte contre le Covid-19, au moment où le Conseil scientifique, instance mise en place pour éclairer l’exécutif dans la gestion de la crise sanitaire, juge “probable” une “reprise incontrôlée” de l’épidémie en janvier, à cause du “surcroît de contaminations” lié aux fêtes de fin d’année.

Invité du journal de 20 heures de France 2, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a fait savoir que l’option du reconfinement est écartée et qu’un couvre-feu dès 18h pourrait entrer en vigueur dès le 2 janvier dans les départements les plus durement touchés par l’épidémie.

“Nous allons proposer une extension du couvre-feu, qui démarrera à 18h et pas 20h, dans les départements où le taux d’incidence est supérieur au seuil d’alerte maximum”, a déclaré M. Véran, quelques heures après le conseil de défense sanitaire présidé plus tôt dans la journée par le chef de l’Etat Emmanuel Macron.

“Nous écartons l’idée du confinement, ni local, ni national”, a ajouté le ministre de la Santé.

Dans son dernier avis remis au gouvernement le 23 courant et rendu public mardi soir, le Conseil propose “trois options” en réponse “à ce risque possible, mais non certain”.

L’instance proposait une action immédiate à travers un “confinement strict” dans les régions et villes les plus touchées, une réponse “différée” début janvier et “adaptée au surcroît de contaminations intervenues en fin d’année”, ou encore “une réponse plus tardive”, fondée notamment sur le nombre de nouvelles hospitalisations, et comprenant “des mesures de restriction accrues, pouvant aller jusqu’à un confinement prolongé”.

Selon les derniers chiffres, la moitié Est de la France (Grand Est, Bourgogne-Franche-Comté et Alpes-Maritimes particulièrement) est la plus menacée par un rebond de l’épidémie de Covid.

La France a commencé dimanche sa campagne de vaccination contre le coronavirus, comme dans plusieurs pays de l’Union européenne. L’Exécutif avait précommandé près de 200 millions de doses du vaccin contre le Covid-19, de quoi vacciner 100 millions de personnes.

Les autorités sanitaires françaises comptent vacciner, en une première phase, un million de personnes vulnérables, les personnes âgées en Ehpad et les professionnels de ces établissements présentant une vulnérabilité liée à leur âge ou à leur état de santé.

La deuxième phase, qui devrait débuter en février jusqu’au printemps, concernera 14 millions de personnes, notamment celles avec des facteurs de risques liés à l’âge ou une pathologie chronique et les personnels de santé, avant d’être élargie au reste de la population d’avril à juin.

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