Le gouvernement français a revu, jeudi, à la hausse, à 11,4% du produit intérieur brut (PIB), ses prévisions de déficit public pour 2020, soit plus que les 9,1% anticipés jusqu’ici, en raison du plongeon de l’activité et des dépenses massives engagées pour soutenir l’économie dans un contexte de crise sanitaire liée à l’épidémie de coronavirus.

« Avec -11% de croissance, nous avons désormais -11,4% de déficit (…) jamais la France n’avait (eu) ce chiffre”, a déclaré le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, sur France 2.

“Nous sommes de plus en plus endettés” car “nous avons dépensé beaucoup d’argent”, mais “la situation est sous contrôle”, a encore dit le ministre.

La dette va ainsi augmenter davantage que ce qui était attendu jusqu’ici, soit 115% du PIB, a encore prévenu le ministre, sans donner de chiffre précis. Le déficit du budget de l’Etat va atteindre 220 milliards d’euros cette année, et celui de la sécurité sociale plus de 52 milliards d’euros.

“Ce sont des chiffres qui peuvent donner le vertige”, mais “on voit à la fin de ce confinement le retour quand même d’une reprise économique”, a estimé M. Darmanin.

La dernière prévision gouvernementale de déficit public s’établissait à 9% du PIB et le déficit public prévu dans la loi de finances initiale pour 2020 promulguée fin décembre s’élevait à 2,2% du PIB.

Mardi, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire avait indiqué que l’économie française allait finalement se contracter de 11% cette année, du jamais vu depuis la deuxième guerre mondiale, contre une baisse de 8% anticipée auparavant.

Ces nouvelles prévisions seront intégrées dans un troisième projet de budget rectificatif qui sera présenté la semaine prochaine en conseil des ministres. Il entérinera aussi les mesures annoncées dans le cadre des différents plans de soutien aux secteurs économiques en difficulté (tourisme, automobile, bâtiment, aéronautique, etc.).

Sous l’effet de la crise sanitaire et économique liée au coronavirus, l’exécutif français a revu également ses prévisions de croissance.

Mardi, le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire a fait savoir que l’exécutif s’attend à une contraction de 11% du PIB cette année, contre un recul de 8% attendu précédemment.

“Le choc de la crise (liée à l’épidémie de coronavirus) a été extrêmement violent en France. […] Cela va se payer dans la croissance (…) Le choc économique est extrêmement brutal”, a affirmé Bruno dans des déclarations relayées par les médias du pays.

 

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