Un total de 500 personnes sont mortes lundi des suites du coronavirus aux Etats-Unis, le bilan journalier le plus bas depuis plusieurs semaines, selon un décompte mardi de l’université Johns Hopkins, une référence dans le suivi de la situation épidémiologique de Covid-19 dans le monde.

Ces nouveaux décès portent à 98.426 le bilan de la pandémie depuis l’annonce du premier cas aux Etats-Unis, le 22 janvier dernier, selon le décompte de l’université actualisé mardi à 14h00 (heure de l’est des Etats-Unis).

Le pays a également recensé 19.056 cas d’infections dimanche, portant le bilan à 1.669.040 cas.

Le nombre de morts aux Etats-Unis est de loin le plus important au monde, le pays est suivi de la Grande Bretagne, au deuxième rang des décès officiels, avec près de 37.130 morts, puis de l’Italie avec environ 32.955 décès.

Les Etats-Unis sont aussi le pays le plus lourdement touché au monde en termes du nombre d’infections, suivis du Brésil avec 374.898 cas et de la Russie (362.342).

Contrairement à la tendance nationale vers la stabilisation voire la baisse des indicateurs du coronavirus, une douzaine d’États voient une augmentation des nouveaux cas d’infection, dont au moins la moitié ayant procédé à des réouvertures fin avril ou début mai.

L’Alabama, la Floride, la Géorgie, la Caroline du Sud et le Tennessee font partie des États qui ont enregistré une croissance récente des nouveaux cas récemment signalés, plusieurs semaines après leur réouverture. L’Arkansas, le Dakota du Nord et l’Oklahoma, qui n’avait pas ordonné de confinement mais ont commencé à rouvrir des entreprises, signalent également une hausse des nouveaux cas.

La région de la capitale fédérale Washington D.C., qui est enfermée depuis des semaines, a également vu un bond dans les nouveaux cas alors que la ville s’approche d’une réouverture prévue vendredi.

Les nouveaux chiffres pourraient refléter une augmentation de la capacité de dépistage à certains endroits, mais cela indique également que l’emprise du virus sur le pays est loin d’être terminée.

Les experts ont averti qu’une ouverture trop précoce pourrait entraîner une deuxième vague. Le Dr Michael Ryan, directeur exécutif de l’unité des urgences de l’Organisation mondiale de la santé, a averti lors d’un point de presse lundi que l’abandon trop précoce des mesures de distanciation sociale pourrait permettre au virus de rebondir rapidement et d’atteindre un “deuxième pic” dans de nombreux pays.

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