L’économie française devrait accuser un recul de 8,7% en 2020 avant de retrouver plus rapidement son niveau d’avant la crise, selon la Banque de France.

Dans ses précédents prévisions, la banque centrale française anticipait une baisse du produit intérieur brut (PIB) de 10,3% pour l’exercice en cours.

Dans ses dernières projections macroéconomiques rendues publiques ce lundi, la Banque de France souligne que “le choc du deuxième trimestre a été moins important qu’attendu” et “le rebond suggéré par les enquêtes de conjoncture sur les derniers mois est plus fort”.

La Banque de France table sur un rebond du PIB de 7,4% en 2021, puis une croissance de 3% en 2022. Elle a également revu à la baisse l’impact sur l’emploi de la crise consécutive au Covid-19.

Si le chômage va bien grimper cette année, avec “environ 800.000” suppressions d’emplois, et un taux de chômage qui pourrait atteindre 11,1% en 2021, “plus de 700.000 emplois” seraient recrées en 2021 et 2022, souligne la banque centrale.

Toutefois, elle précise que ce scénario reste sujet à d’importants aléas du fait des incertitudes sur l’évolution de l’épidémie, mais aussi de l’issue des négociations sur le Brexit.

En août et septembre, la perte d’activité devrait être ramenée autour de -5% par rapport à son niveau d’avant-crise, alors que l’économie française tournait seulement aux deux tiers durant le confinement, selon l’institution financière.

Elle prévoit donc une progression du PIB de 16% sur le troisième trimestre, après la chute de 13,8% au deuxième.

A la fin de l’année, la perte d’activité serait toujours entre 3,5% et 4% par rapport au niveau d’avant-crise, souligne la Banque de France.

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