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La Juventus a décroché dimanche un neuvième titre consécutif de championne d’Italie, le 36è en tout, grâce à sa victoire 2-0 à domicile contre la Sampdoria Gênes lors de la 36e journée de Serie A.

A deux journées de la fin du championnat, le club turinois compte sept points d’avance sur l’Inter Milan, deuxième, et ne peut donc plus être rejoint. Ce scudetto est le premier décroché sous les ordres de Maurizio Sarri, qui prolonge l’incroyable série initiée par Antonio Conte (trois titres) et poursuivie par Massimiliano Allegri (cinq sacres).

La Juve gagne, et avec deux journées d’avance: pour un peu, on croirait que cette saison 2019-2020 a été comme toutes les autres, sans histoire.

Ca n’est évidemment pas le cas car elle a été interrompue pendant plus de trois mois par le coronavirus, parce qu’elle marquait le début d’un cycle avec l’arrivée de Sarri, a priori le moins Juventus-compatible des récents coaches du club, et parce que sans être ultra-féroce, la concurrence a été plus coriace que souvent.

Avant de s’écrouler, la Lazio Rome n’était ainsi qu’à un point de la Juve à la reprise du championnat fin-juin et elle y a cru très fort, comme il y a deux ans le Naples de… Sarri.

L’Inter Milan d’Antonio Conte est de son côté encore un projet en travaux et, même si elle a émerveillé, l’Atalanta Bergame n’est pas bâtie pour jouer le titre.

Tous ceux-là, l’Inter en tête, auront pourtant quelques regrets. Car cette Juventus rarement brillante et inhabituellement fragile en défense finit la saison à un rythme de quasi-relégable (cinq points en cinq matches avant le succès de dimanche). Elle était peut-être prenable.

“Je donne une bonne note à l’équipe parce que ça a été le championnat le plus dur de l’histoire du football italien, avec des difficultés énormes pour tous”, a plaidé Sarri samedi.

Le technicien toscan a été au centre de toutes les curiosités cette saison. Comment l’idole de Naples aux habitudes – cigarette, survêtement et langage fleuri – éloignées des standards turinois, allait-il réussir à conjuguer succès et beau jeu ?

Il n’y est pas vraiment parvenu et on a rarement vu la trace du fameux “Sarrismo”, le jeu collectif et offensif qui avait caractérisé ses trois saisons napolitaines.

Au bout du compte, les observateurs s’accordent à dire que la Juventus a plus transformé Sarri que l’inverse et que ce titre porte moins la marque de l’entraîneur que celle de l’habitude et de Cristiano Ronaldo.

A 35 ans, le Portugais n’a pas été effrayé par les matches tous les trois jours de l’après-Covid et la chaleur n’a pas affecté son rendement.

A deux journées de la fin, le quintuple Ballon d’Or en est déjà à 31 buts en Serie A et il a pesé très lourd dans les succès de cette saison, même s’il n’a plus le brillant de ses meilleures années.

Pour le beau, désormais, il y a Dybala, l’autre grand artisan offensif du titre avec 11 buts, tous plus magnifiques les uns que les autres, et six passes décisives.

L’un des grands mérites de Sarri aura d’ailleurs été de réussir à faire cohabiter ses deux grands talents d’attaque, là où Allegri n’avait pas trouvé la clé.

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