Le coup d’envoi de la 15ème édition du festival Laalaoui qui célèbre le patrimoine populaire local a été donné ce week-end à Debdou dans la province de Taourirt.

La cérémonie d’ouverture de cette manifestation culturelle, qui s’est déroulée en présence notamment du ministre de la Culture et de la Communication, Mohamed Laâraj, et du gouverneur de la province de Taourirt, Larbi Touijer, a été rehaussée par des spectacles captivants de chants et de danses interprétés avec brio par des groupes folkloriques.

A la place mythique d’Aïn Sbilya à Debdou, une ville à l’histoire riche et au paysage émerveillant, les troupes participants à ce festival et qui ont à cœur de montrer leurs arts et traditions ont emmené l’assistance pendant un bon moment dans un véritable voyage à travers la magie du folklore marocain en général, et de la région de l’Oriental en particulier.

Les shows et les danses livrés par les groupes folkloriques invités (Laalaoui, Reggada, El mengouchi, Taktouka jabaliya, …) ont suscité, par l’étendue de leur potentiel créatif, l’admiration d’un public nombreux venu découvrir la richesse et l’importance des traditions populaires marocaines.

Intervenant à cette occasion, le Directeur régional de la culture dans la région de l’Oriental, Mountassir Loukili, a fait savoir que l’art populaire de Laalaoui qui est une composante importante du patrimoine immatériel local et national mérite d’être entouré de toute l’importance requise pour le préserver, mais aussi pour favoriser son rayonnement.

Et d’ajouter dans une allocution au nom du ministère que le thème retenu pour cette 15è édition ’’Le patrimoine de nos ancêtres, un legs que nous devons préserver’’ traduit une prise de conscience de la société civile quant à l’importance du patrimoine immatériel, de ses spécificités et de l’impératif de le préserver, notant que le rôle du ministère consiste à assurer l’encadrement de la conservation juridique de cet héritage et à appuyer sa valorisation en coordination et en harmonie avec les différents intervenants.

‘’La réhabilitation du legs de nos ancêtres est notre objectif’’, a-t-il dit.

De son côté, le président de l’Association Aïn Sbilya des arts populaires, Ali Hamdaoui, a relevé que le but escompté de ce genre de manifestations est de contribuer à la pérennisation du patrimoine riche et varié de la région de Debdou dans les domaines culturel, artistique ou autres, et à sa transmission aux générations montantes.

Il a relevé dans ce sens la nécessité de mettre à profit ce précieux patrimoine de Debdou pour favoriser le développement local aux plans économique, social et culturel.

Organisée par l’Association Aïn Sbilya des arts populaires avec le soutien du ministère de la Culture et d’autres partenaires, cette manifestation tend aussi à mettre en avant les caractéristiques historiques, géographiques et culturelles dont jouit cette région et à renforcer son attractivité touristique.

Le programme du festival Laalaoui, qui se poursuivra jusqu’au 3 septembre courant, prévoit outres des soirées artistiques et des conférences traitant de certains aspects de l’histoire de cette région et du patrimoine local.

Exécutée individuellement ou par plusieurs danseurs guidés par un meneur, la danse Laalaoui est caractérisée par des mouvements d’épaule et de frappes de pas au rythme des percussions.

Les coups de pied sur terre faits par les danseurs, des hommes habillés en tenue traditionnelle, sont soumis à plusieurs nomenclatures qui sont la base fondamentale dans l’exécution de cette danse.

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