L’économie mondiale devrait connaître une croissance de 6% en 2021, a révélé mardi le Fonds monétaire international (FMI), à l’occasion de l’ouverture des Réunions printanières du FMI et de la Banque mondiale.

Après une contraction mondiale de -3,3% en 2020, les prévisions de croissance pour cette année ont été revues à la hausse de 0,5% par rapport à janvier, “reflétant un soutien budgétaire supplémentaire dans quelques grandes économies et la reprise attendue au second semestre grâce aux vaccins”, indique le FMI dans sa mise à jour des Perspectives de l’économie mondiale (PEM).

L’institution financière basée à Washington prévoit une croissance de 4,4% en 2022, en hausse de 0,2% par rapport à ses prévisions de janvier.

“L’adaptation à la pandémie a permis à l’économie mondiale de tirer son épingle du jeu malgré une mobilité globale réduite, ce qui a entraîné un rebond plus fort que prévu, en moyenne, dans toutes les régions”, a expliqué la conseillère économique et directrice de la recherche du FMI, Gina Gopinath.

“Un soutien budgétaire supplémentaire dans certaines économies (en particulier aux États-Unis), qui s’ajoute à une réponse budgétaire déjà sans précédent l’année dernière et à une accommodation monétaire continue, améliore encore les perspectives économiques”, a souligné Mme Gopinath.

Par ailleurs, la croissance mondiale devrait se modérer à 3,3 % à moyen terme, “reflétant les dommages projetés au potentiel d’offre et les forces antérieures à la pandémie, notamment le ralentissement de la croissance de la population active lié au vieillissement dans les économies avancées et certaines économies de marché émergentes”, peut-on lire dans le rapport de l’institution de Bretton Woods.

“Grâce à une réponse politique sans précédent, la récession liée au Covid-19 devrait laisser des cicatrices moins importantes que la crise financière mondiale de 2008”, rassure le FMI, notant toutefois que les économies de marché émergentes et les pays en développement à faible revenu ont été plus durement touchés et devraient subir “des pertes plus importantes à moyen terme.”

Le FMI a également revu à la hausse les chiffres de croissance pour 2020, à -3,3% contre -3,5% précédemment.

“La contraction de l’activité en 2020 a été sans précédent de mémoire d’homme par sa rapidité et sa nature synchronisée. Mais cela aurait pu être bien pire”, fait remarquer le Fonds, notant que la contraction “aurait pu être trois fois plus importante sans un soutien politique extraordinaire”.

“Pendant que la pandémie se poursuit, les politiques doivent d’abord se concentrer sur la sortie de crise, en donnant la priorité aux dépenses de santé, en fournissant un soutien fiscal bien ciblé et en maintenant une politique monétaire accommodante tout en surveillant les risques pour la stabilité financière”, recommande le rapport.

“Ensuite, au fur et à mesure de la reprise, les décideurs devront limiter les conséquences économiques à long terme en s’attachant à stimuler la capacité de production (par exemple, l’investissement public) et à renforcer les incitations à une allocation efficace des ressources productives”, soutient-on.

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