La Commission européenne a approuvé jeudi le plan allemand visant à recapitaliser la compagnie aérienne Lufthansa, à hauteur de 6 milliards d’euros, pour surmonter la crise du coronavirus.

Selon un communiqué de l’exécutif européen, cette mesure de recapitalisation fait partie d’un programme de soutien plus vaste, qui comprend également une garantie d’État sur un prêt de 3 milliards d’euros, que l’Allemagne prévoit d’accorder à la compagnie dans le cadre d’un régime d’aide déjà approuvé par la Commission en mars.

“L’Allemagne contribuera à hauteur de 6 milliards d’euros à la recapitalisation de Lufthansa, ainsi qu’à une garantie d’État de 3 milliards d’euros sur ce prêt. Cette aide substantielle aidera Lufthansa à surmonter la crise actuelle du coronavirus qui a particulièrement touché le secteur du transport aérien”, a expliqué la vice-présidente exécutive de la Commission en charge de la politique de concurrence, Margrethe Vestager, citée dans le communiqué.

Cette aide substantielle est “assortie de conditions, notamment pour garantir que l’État soit suffisamment rémunéré, et de mesures supplémentaires pour limiter les distorsions de concurrence”, a souligné Mme Vestager, précisant qu’en particulier, Lufthansa “s’est engagée à mettre à disposition des créneaux horaires (…) dans ses aéroports pivots de Francfort et de Munich”, où la compagnie “dispose d’un pouvoir de marché important”.

Dans le détail, le plan allemand en faveur de Lufthansa comprend 300 millions d’euros de prise de participation par souscription de nouvelles actions par l’État, correspondant à 20% du capital de la compagnie aérienne, 4,7 milliards d’euros de participation avec les caractéristiques d’un instrument de capitaux propres non convertibles et 1 milliard d’euros avec les caractéristiques d’un instrument de dette convertible.

Premier groupe de transport aérien en Europe, Lufthansa qui a cloué au sol la quasi-totalité de sa flotte pendant près de deux mois, compte supprimer 22.000 emplois équivalent plein temps, soit 16% des effectifs mondiaux, dont la moitié en Allemagne.

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