Les plages de la province de Benslimane, dont la célèbre station balnéaire de Bouznika, seront fermées ce vendredi à minuit, en vertu d’une décision gubernatoriale destinée à enrayer la propagation de la pandémie du nouveau coronavirus (Covid-19).

“La nage sera interdite dans l’ensemble des plages relevant du territoire de la province de Benslimane, à compter du vendredi 21 août 2020, à minuit”, lit-on dans cette décision prise par le gouverneur Samir El Yazidi, dans le cadre du resserrement des mesures de prévention.

L’application de cette mesure a été confiée aux autorités administratives locales et aux services de sécurité, chacun dans son domaine de compétence, en coordination avec les services provinciaux de l’Equipement et des collectivités territoriales de Bouznika, El Mansouria et Cherrat.

Les plages de la province connaissent un afflux massif des vacanciers, particulièrement à Bouznika et El Mansouria, où les prix des locations d’été se sont complètement envolés au cours des dernières semaines.

Depuis l’apparition de la pandémie, la province de Benslimane a enregistré 273 cas de contamination, dont 224 ayant totalement récupéré et 2 décès, selon un un bilan de la délégation de la Santé, arrêté au vendredi 20 août à 15H00.


Après la province de Benslimane, le préfecture voisine de Mohammedia est la deuxième collectivité territoriale de la région de Casablanca-Settat à annoncer la fermeture de ses plages à compter de ce vendredi à minuit, sur fond de crainte d’une plus grande propagation du nouveau coronavirus (Covid-19).

Sur décision du gouverneur de la préfecture Hicham M’daghri Alaoui, la nage sera totalement interdite dans les plages de Mohammedia et Ain Harouda, où les autorités administratives locales et les services de sécurité, chacun dans son domaine de compétence, veilleront à l’application de cette mesure, en coordination avec les services provinciaux de l’Equipement et des collectivités territoriales.

Les autorités de Mohammedia et de Benslimane craignent, visiblement, une ruée sur leurs plages des résidents de Casablanca, suite à la décision du gouvernement de fermer les plages de la métropole, de Dar Bouazza et Paloma, proche d’Ain Harrouda, en réaction à l’apparition de nouveaux foyers infectieux.

Le gouvernement avait pris, la veille, plusieurs mesures de restriction pour circonscrire la propagation du virus dans les villes de Casablanca, Marrakech et Béni Mellal.

Les régions de Casablanca-Settat et Marrakech-Safi sont les plus touchées par la pandémie, qui enregistre une envolée des cas de contamination depuis deux semaines au Maroc.


Les autorités locales de la province de Berrechid ont annoncé samedi qu’il a été décidé la fermeture, à compter du dimanche 23 août 2020 à minuit, de toutes les plages du littoral des communes Sidi Rahal Chatai et Soualem Trifia.

Un communiqué de la préfecture de la province de Berrechid précise que cette décision s’inscrit dans le contexte du renforcement des mesures préventives visant à lutter contre la propagation du coronavirus.


La décision de fermeture des plages de Casablanca, prise par les autorités publiques afin d’enrayer la propagation de la pandémie du nouveau coronavirus (Covid-19), se déroule de manière fluide depuis son entrée en vigueur, vendredi à minuit, a-t-on constaté sur place.

Les plages de “Lalla Meriem” et “Ain Diab”, qui enregistrent durant les journées ordinaires un afflux massif des vacanciers parmi les résidents et les visiteurs de la ville, ont été désertées par leurs occupants habituels, seuls les policiers et les agents d’autorité meublant le décor général.

Sur les lieux, un agent d’autorité à déclaré à la MAP que “les Casablancais se sont montrés compréhensifs quant à la nécessité de respecter les consignes sanitaire imposées par la pandémie”, précisant qu’aucun incident n’a été signalé suite à l’application de cette mesure.

Tout au long de la corniche, des hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, font toujours de la marche, portant les masque et veillant à respecter le principe de distanciation physique.

Des pancartes sont affichées partout pour informer le public de la décision de fermer les plages, alors que des patrouilles mixtes (police et forces auxiliaires) ont été déployées en nombre pour superviser le respect de cette mesure préventive, intervenue dans le sillage de la hausse spectaculaire du nombre de contaminations dans la métropole et sa région.

Un résident de la capitale économique a qualifié de “judicieuse” cette mesure car “la santé publique doit être en tête des priorités”, quand bien même il s’est montré nostalgique de l’ambiance estivale d’antan.

Le gouvernement avait décidé, jeudi, de fermer les plages de Casablanca, de Dar Bouazza et la plage Paloma à Ain Harrouda sur la base des conclusions des opérations de suivi quotidien et d’évaluation menées par les comités de veille et de suivi, et suite à l’apparition de nouveaux foyers infectieux dans plusieurs villes dont Casablanca et eu égard aux besoins sanitaires urgents.

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