Asphyxiés par de longs mois d’arrêt sur fond de crise sanitaire inédite, les professionnels de l’événementiel peuvent pousser un premier ouf de soulagement, suite à l’autorisation des rassemblements, faute de quoi ce secteur est voué à disparaître.

Les rassemblements et les activités dans les espaces fermés sont désormais autorités pour moins de 50 personnes et dans les espaces ouverts pour moins de 100 personnes, avec l’obligation d’obtenir une autorisation auprès des autorités locales en cas de dépassement de ce nombre.

Un tel allègement offre la possibilité aux professionnels pour renouer progressivement avec un rythme optimal d’activité, quoiqu’en deçà du niveau pré-pandémique, dans l’espoir d’effacer les lourdes pertes essuyées depuis le déclenchement de la crise du nouveau coronavirus (covid-19) qui a plongé le secteur dans une situation des plus critiques.

Cette reprise qui va se profiler dans les semaines et les mois à venir est porteuse sans doute du cash flow crucial à même de renflouer la trésorerie des entreprises de l’événementiel qui tournaient au ralenti au détriment de leur santé financière et la pérennité de l’écosystème tout entier.

Fort est de constater que la vitesse de reprise varie chez les différents acteurs, dans la mesure où les grands événements institutionnels avec toute leur complexité logistique et organisationnelle mettront plus de temps à redémarrer comparativement aux fêtes familiales et des événements de moindre taille.

Un constat réitéré par Aziz Bouslamti, le président du Groupement professionnel des prestataires de l’événementiel au Maroc (GPPEM), qui a assuré que la reprise des grandes manifestations requiert du temps, eu égard aux défis logistiques y afférents et l’approche de la période estivale.

Cet allégement des restrictions sanitaires demeure, toutefois, un signal fort d’espoir pour les opérateurs du secteur, frappés de plein fouet par les effets néfastes de la pandémie, a ajouté M. Bouslamti dans une déclaration à la MAP, notant que l’organisation de grands événements est le vrai moteur de soutien et de relance du secteur.

Fêtes familiaux: une aubaine pour les traiteurs

S’il est difficile de voir de grandes manifestations se tenir dans l’immédiat, les fêtes familiales tels que les mariages, une niche qui rapporte gros aux traiteurs en temps normal, peuvent retrouver un niveau soutenable, au grand bonheur de l’écosystème dont dépendent plusieurs métiers et des milliers de petites mains.

Approché par la MAP, Mohamed Abdelfadel, Coordinateur de la Commission mixte des métiers de bouche (CMMB), a qualifié l’autorisation des rassemblements d’une décision favorable aux intérêts de l’écosystème des traiteurs, pour qui la reprise d’activité est une conditions sine qua none pour effacer les pertes concédées à cause de cette crise.

En dépit de la limitation du nombre des personnes dans les rassemblements, laquelle peut impacter la marge bénéficiaire potentielle des traiteurs, M. Abdelfadel s’attend à un rythme d’activité susceptible de redynamiser le secteur qui lutte plus que toute autre chose pour assurer sa survie.

La reprise du secteur est également bénéfique à une multitude de métiers sollicités par les traiteurs dans le cadre de l’organisation des événements qui leurs sont confiés, tels que les groupes musicaux et d’animation, la pâtisserie et les transporteurs, a-t-il fait valoir.

Conscient des défis auxquels est confronté le secteur, le gouvernement n’a pas tardé à prêter main forte aux opérateurs de l’événementiel, en faisant bénéficier les travailleurs du secteur des indemnités forfaitaires servies par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) au même titre que d’autres activités mises à mal par la crise sanitaire.

Les mesures d’allégement décidées par le gouvernement viennent couronner les résultats positifs enregistrés dans la courbe des infections au nouveau coronavirus et des avancées réalisées dans le cadre de la campagne nationale de vaccination contre cette pandémie.

La tenue des événements et de grandes messes, dans leurs formes les plus conventionnelles, est tributaire sans doute de l’atteinte de l’immunité collective qui va assurer un retour à la vie normale.

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