La Chambre des Représentants du peuple (Chambre basse du parlement éthiopien) a décidé jeudi de lever l’immunité parlementaire de 38 députés du Front de libération du peuple du Tigray (TPLF) en conflit avec le gouvernement fédéral.

Les députés du TPLF sont accusés de rébellion contre le gouvernement fédéral et d’attaques contre les Forces de défense nationale éthiopiennes (armée fédérale), selon les médias éthiopiens.

La semaine dernière, la Chambre des Représentant du peuple avait approuvé un décret d’état d’urgence de six mois dans l’Etat régional de Tigray, tel que proposé par le Conseil des ministres.

Sur le terrain, le Premier ministre Abiy Ahmed a affirmé que l’armée fédérale a libéré la partie Ouest de la région du Tigray dans le cadre de “son opération menée pour rétablir l’Etat de droit dans la région”.

Actuellement, l’armée fournit une aide humanitaire, y compris la distribution de nourriture et des services médicaux aux habitants de la région, a déclaré Abiy Ahmed sur sa page Facebook.

Le Premier ministre a dénoncé la brutalité des groupes du TPLF en affirmant la découverte de “corps de soldats exécutés, pieds et poings liés”.

Mercredi, l’armée de l’air éthiopienne avait affirmé qu’elle a mené des frappes aériennes ciblées contre des positions militaires du TPLF.

Les frappes aériennes ont bombardé « des dépôts d’armes et de carburant, ainsi que d’autres zones que la junte du TPLF avait prévu d’utiliser », a affirmé le général de division, Yilma Merdassa, Commandant de l’armée de l’air.

«L’armée de l’air continuera à mener les frappes jusqu’à ce que la junte du TPLF soit traduite en justice», a ajouté le général.

Les forces de défense éthiopienne fédérales appuyées par l’armée de l’air mènent depuis quelques jours une offensive contre les positions militaires du TPLF qui avait déclenché les hostilités en attaquant des bases de l’armée fédérale.

Le Premier ministre Abiy Ahmed avait affirmé que les opérations militaires menées par l’armée fédérale éthiopienne dans l’Etat régional du Tigray se «déroulent comme prévu».

«Les opérations cesseront dès que la junte criminelle sera désarmée, l’administration légitime de la région rétablie et les suspects appréhendés et traduits en justice», avait précisé le Premier ministre éthiopien.

Aucun bilan n’a été publié sur d’éventuels dégâts lors de cette offensive de l’armée éthiopienne au Tigray où les réseaux téléphoniques et internet ont été coupés.

Bouton retour en haut de la page
Fermer