Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a renouvelé son appel à un cessez-le-feu “immédiat” en Libye et à un retour au dialogue politique de toutes les parties.

“Tout soutien étranger aux parties belligérantes ne fera qu’aggraver le conflit en cours et compliquera encore les efforts pour parvenir à une solution politique pacifique et globale”, a estimé M. Guterres.

“Le Secrétaire général réitère que les violations persistantes de l’embargo sur les armes imposé par le Conseil de sécurité imposé par la résolution 1970 (2011) et tel que modifié par les résolutions ultérieures ne font qu’aggraver la situation”, a souligné son porte-parole dans un communiqué.

“Le strict respect de l’embargo est essentiel pour créer un environnement favorable à la cessation des hostilités”, a-t-il insisté.

Dimanche, l’ONU a condamné dans les termes les plus énergiques le bombardement du Collège militaire d’al-Hadba, au sud de la capitale Tripoli, qui a fait des dizaines de victimes .

Au moins 28 personnes ont été tuées et des dizaines d’autres blessées dans un raid aérien samedi contre une école militaire à Tripoli, alors que les cadets effectuaient le dernier de la journée dans la cour principale avant de regagner leurs dortoirs. Les forces du Gouvernement d’accord nationale (libyen GNA) accusent les forces pro-Haftar d’avoir mené cette frappe.

La Mission d’appui des Nations-Unies en Libye (MANUL) a souligné, dans un communiqué, que l’intensification de l’action militaire de cette manière dangereuse complique encore la situation en Libye et menace les possibilités de retour au processus politique.

La MANUL rappelle que “la persistance des bombardements aveugles de civils et d’infrastructures civiles, telles que les hôpitaux et les écoles, pourraient constituer des crimes de guerre” et que “les auteurs de ces actes ne resteront pas impunis, quel que soit le temps qu’il faudra”.

Le sud de Tripoli est le théâtre de combats depuis que le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l’Est libyen, a lancé une offensive du pour s’emparer de la capitale libyenne, siège du GNA, en début avril.

Le Coordonnateur résident des Nations-Unies et Coordinateur humanitaire pour la Libye, M. Yacoub El-Hillo, a fermement condamné vendredi l’intensification des frappes aériennes et des bombardements dans et autour de la capitale libyenne, se disant “horrifié par ces attaques insensées et aveugles contre des zones et des infrastructures civiles qui continuent à faire des victimes innocentes”.

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