Le secrétaire du parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE, gauche), Pedro Sanchez, et le chef du parti de l’extrême gauche Unidas-Podemos, Pablo Iglesias, ont conclu un accord de principe pour former un gouvernement de coalition “progressiste”.

Les deux parties se son félicitées de ce pacte de législature et appelé les autres formations politiques à faire preuve de “générosité” et à soutenir la formation d’un nouveau gouvernement, à même de mettre fin à la situation de blocage politique dans laquelle se trouve actuellement le pays.

Dans une déclaration à la presse, le candidat socialiste à la présidence du gouvernement a assuré que ce préaccord de législature vise à déboucher sur la formation d’un gouvernement progressiste “stable”, “cohérent” et “ouvert” aux autres forces politiques, pour les quatre prochaines années, notant que les deux formations examineront dans les jours qui viennent la structure et la composition du nouvel exécutif.

Cet accord, a-t-il poursuivi, vient consacrer notre approche visant à s’ouvrir sur d’autres forces politiques, afin de parvenir à une “majorité viable et durable”, faisant savoir qu’il compte tenir une série de réunions avec les autres formations politiques pour avoir les soutiens nécessaires à la formation du nouveau gouvernement.

Pour sa part, M. Iglesias s’est félicité de la conclusion de cet accord de principe qui vise, selon lui, à permettre à l’Espagne de se doter d’un gouvernement “progressiste”, s’engageant à oeuvrer en faveur de “la justice sociale”.

Le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) a remporté le scrutin du 10 novembre avec 28% des voix et 120 sièges au Congrès des députés, mais sans parvenir à atteindre la majorité absolue, à savoir 176 élus sur les 350 que compte la chambre basse du parlement.

Le parti d’extrême gauche Unidas-Podemos a été la quatrième formation la plus votée avec 12,84% des voix et 35 sièges.

Les deux partis de gauche totalisent 155 sièges. Ils doivent nouer des alliances avec d’autres formations politiques pour atteindre la majorité requise au Congrès des députés.

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