Le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), vainqueur des dernières élections du 28 avril sans obtenir la majorité absolue, et le parti Podemos (extrême gauche) se sont livrés à un échange d’accusations sur la responsabilité de chaque partie dans le blocage politique suite à l’échec des négociations pour la formation d’un nouveau gouvernement.

Le leader des socialistes, Pedro Sanchez, a souligné au Congrès des députés que Podemos a rejeté toutes les propositions présentées par le PSOE afin de sortir de l’impasse et former un gouvernement sur la base d’un programme progressiste.

“Un gouvernement de coalition revendiqué par Podemos n’est pas possible”, a insisté Sanchez à l’adresse de Pablo Iglesias qui plaide pour la formation d’un gouvernement de coalition entre les deux partis politiques.

Pour Pedro Sanchez, il est temps toujours de chercher un terrain d’entente pour débloquer la situation et sortir du pays de l’impasse politique, accusant Podemos de mener l’Espagne vers de nouvelles élections.

“Nous sommes les derniers à être intéressés par des élections. Ce que nous voulons c’est qu’il y ait un gouvernement”, a-t-il martelé.

“Un gouvernement de coalition est toujours préférable à de nouvelles élections” a relevé, pour sa part, le dirigeant de Podemos, Pablo Iglesias.

“Pour vouloir gagner quelque sièges de plus je pense qu’il ne faut pas obliger les Espagnols à voter une nouvelle fois”, a-t-il dit, appelant les socialistes à faire preuve de responsabilité et d’esprit de consensus pour faire avancer les négociations.

Si Sanchez n’est pas investi par le Parlement d’ici le 23 septembre, l’Espagne organisera le 10 novembre ses quatrièmes élections en quatre ans.

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