L’Association professionnelle des sociétés de Bourse (APSB) avait partagé, dans le cadre du plan de relance, sa réflexion sur les propositions qu’elle estime structurantes dans le cadre de la relance de l’économie marocaine par le marché boursier.

L’objectif principal, d’après l’APSB, est de proposer des solutions innovantes de financements de l’Etat et des entreprises dans l’objectif de la mobilisation de l’épargne nationale.

Ainsi, l’association a proposé de mettre en place des solutions de mobilisation de l’épargne pour le financement du Trésor et des sociétés cotées.

Il s’agit notamment de lancer des bons du Trésor “grand public” défiscalisés et à faible nominal avec comme objectif de capter directement l’épargne des personnes physiques avec des supports non risqués pour financer le budget de l’Etat. “Les bons grand public” permettent de lever des fonds auprès des particuliers marocains résidents et non-résidents”, estime l’APSB.

D’après l’association professionnelle, dans le contexte de mobilisation nationale post-Covid, l’objectif est de donner à l’Etat les moyens de rebooster l’économie tout en offrant aux Marocains du Monde la possibilité de fructifier leurs épargnes avec un très bon couple risque-rendement permettant par la même occasion de renflouer les réserves de change.

Le financement du Trésor porte également sur le lancement des “bons de privatisation”, qui sont des titres de créances sur le Trésor convertibles en actions au moment des introductions en Bourse ou au moment de la cession par l’Etat d’une part d’une société publique.

En ce qui concerne le financement des sociétés cotées, l’APSB préconise de compléter la réforme du plan d’épargne en actions (PEA) entamée en 2020, en exonérant le montant investi à l’entrée, à l’instar des produits existants sur le marché afin d’orienter une partie de l’épargne des personnes physiques vers le financement des sociétés cotées ou non cotées. Les avantages fiscaux à l’entrée permettront, selon l’APSB, de générer plus d’impôt sur le long et moyen termes.

Les sociétés de Bourse ont souligné également la nécessité d’activer les mécanismes du prêt/emprunt de titres, du marché à terme et de la loi sur les Organismes de placement en valeurs mobilières (OPCVM) pour créer la liquidité et développer l’attractivité du marché sur le long terme.

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