L’accompagnement entrepreneurial, en particulier dans le contexte actuel de reprise, se veut plus nécessaire que jamais pour les jeunes qui, forts de leur capacité d’innover et d’exceller dans divers domaines, ambitionnent de se lancer dans le monde des affaires.

L’optimisme est de mise, notamment avec la formation du prochain gouvernement, duquel cette jeunesse s’attend à de nouvelles mesures portant, entre autres, sur la promotion des très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) via un accompagnement intensif et adapté aux besoins des jeunes entrepreneurs à travers toutes les régions du Royaume.

Il s’agit d’accompagner les entrepreneurs dans la structuration de leur activité et de les soutenir à adapter le business modèle de leur TPME ou start-up et développer leur chaîne de valeur afin de rester opérationnels même en présence des mesures restrictives prises dans le contexte de la pandémie. Cet accompagnement ouvre également de nouvelles voies pour explorer de nouvelles pistes en termes d’innovation ou d’amélioration de l’offre.

D’ailleurs, c’est dans ce sens que Adnane Addioui, président du Centre marocain pour l’innovation et l’entrepreneuriat social (MCISE), a affirmé que le but de l’accompagnement de ces jeunes, en cette période de crise, est principalement de dynamiser le tissu entrepreneurial en favorisant le networking et en boostant l’accès au marché des entreprises soutenue.

L’intention entrepreneuriale des jeunes est élevée, mais les démarrages d’entreprises restent faibles et concentrés pour la plupart chez les jeunes ayant un niveau d’éducation élevé, a regretté M. Addioui. Les deux principales raisons qui expliquent cette situation sont la difficulté d’accès au financement et la localisation des structures accompagnatrices basées pour la plupart sur l’axe Rabat-Casablanca, a-t-il précisé dans une déclaration à la MAP.

D’un autre côté, a enchaîné M. Addioui, “la relance économique ayant besoin de création de valeur dont nous avons l’intime conviction que c’est la jeunesse qui en est la source, nous plaidons pour l’inclusion des jeunes dans tout le territoire du Maroc”, ajoutant que dans l’optique d’encourager l’entrepreneuriat des jeunes, il est nécessaire d’élargir l’offre des structures d’accompagnement dans les 12 régions du Maroc afin de répondre aux besoins de ces jeunes entrepreneurs et aux problèmes qu’ils rencontrent.

Dans ce sillage, il a cité l’expérience terrain du MCISE, notant que la plupart de ces jeunes porteurs de projets pensent que pour entreprendre, le seul ingrédient nécessaire est la disposition d’un capital.

Or, il ne suffit pas du seul capital pour bien se lancer, a fait remarquer M. Addioui, indiquant qu’un accompagnement technique par un incubateur ou d’autres associations œuvrant dans l’entrepreneuriat est primordial pour orienter les porteurs d’idées à structurer le projet, à élaborer un business model et un business plan solides pour attaquer le marché.

Évoquant les efforts déployés par les acteurs agissant dans ce domaine, le président du MCISE a souligné que l’Etat fournit beaucoup d’efforts afin d’éliminer ou du moins minimiser les effets de l’informel à travers la structuration de l’entrepreneuriat marocain, en créant le statut d’auto-entrepreneur.

Et de soutenir que des organisations non gouvernementales (ONG) et des institutions œuvrent aussi à créer une dynamique entrepreneuriale et à inspirer les jeunes à devenir des entrepreneurs, à l’instar du MCISE qui a pour mission, à travers ses programmes et ses partenaires, d’amener les porteurs de projet à trouver des solutions innovantes à chaque défi social.

En ce qui concerne le financement, des efforts sont également consentis d’un côté par l’État à travers le programme “Intelaka” visant à donner une forte impulsion au financement bancaire des entrepreneurs et d’un autre côté, par les organismes de financement, comme les fonds d’amorçage qui permettent de valider et de développer les premières versions de solutions innovantes de ces start-up.

Il s’agit de 4 fonds d’amorçage créés dans le cadre du programme “Innov Invest” de la Caisse centrale de Garantie (CCG), à savoir “Azur Innovation”, “Seaf Morocco Growth Fund”, “Maroc Numeric Fund II” et “Green Innov Invest”.

La crise induite par le nouveau coronavirus (covid-19) a eu de forts impacts sur le tissu entrepreneurial notamment les petites et moyennes entreprises (PME). La grande majorité de ces entreprises ont connu un ralentissement sans précédent de leurs activités et une dégradation majeure de leurs portefeuilles.

L’accompagnement s’avère un défi majeur qu’il convient de relever afin d’aider ces PME à avoir une visibilité sur leurs forces et faiblesses et à dresser un plan de développement selon leurs moyens et les perspectives économiques.

Bouton retour en haut de la page
Fermer