Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a annoncé que cinq responsables actuels et anciens du département d’Etat ne se présenteraient pas aux auditions prévues par les démocrates de la Chambre des représentants dans le cadre de leur enquête de destitution du président américain Donal Trump.

Dans une lettre publiée sur son compte Twitter, M. Pompeo a affirmé que l’injonction des cinq diplomates par la Commission des affaires étrangères de la Chambre à partir de cette semaine soulevait “d’importants problèmes de droit et de procédure” et a mis en doute le pouvoir de la commission de contraindre ces fonctionnaires à comparaître pour une déposition.

“Sur la base de profondes lacunes juridiques et procédurales … les dates demandées par la Commission pour les dépositions ne sont pas faisables”, a écrit Pompeo, ajoutant que le Département d’Etat “sera prochainement en contact avec la commission à mesure que nous obtiendrons plus de précisions sur ces questions”.

Le secrétaire d’État a également affirmé qu’il n’existait “aucune base légale” pour les menaces de la commission selon lesquelles le non-respect du délai fixé pour les fonctionnaires pour se procurer des documents et des témoignages constituerait une entrave à la procédure d’impeachment (destitution).

Il a également fait part de ses inquiétudes quant au fait que les démocrates de la Chambre cherchent à “intimider” les responsables du département d’Etat en leur envoyant des pléthores de demandes sur l’Ukraine et sur les interactions du président Trump avec le président ukrainien, Volodymr Zelensky.

“Je suis préoccupé par des aspects de votre demande qui ne peuvent être compris que comme une tentative d’intimidation et de traitement abusif des professionnels distingués du département d’État, y compris plusieurs agents du service extérieur de carrière”, a souligné Pompeo dans une lettre au président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre, Eliot Engel.

“Soyons clairs: je ne tolérerai pas de telles tactiques et j’utiliserai tous les moyens à ma disposition pour prévenir et dénoncer toute tentative d’intimidation des professionnels dévoués que je suis fier de diriger (…) au département d’État”, a-t-il ajouté.

La commission des affaires étrangères a adressé des injonctions à comparaître à Kurt Volker, l’envoyé spécial des Etats-Unis pour l’Ukraine, qui a démissionné vendredi, à l’ancienne ambassadrice des Etats-Unis à Kiev Marie Yovanovitch, au secrétaire d’Etat adjoint chargé des Affaires européennes George Kent, à l’ambassadeur des Etats-Unis auprès de l’Union Européenne Gordon Sondland et un conseiller de M. Pompeo au département d’Etat, Ulrich Brechbuhl.

Les injonctions concernent l’appel du 25 juillet entre Trump et le président ukrainien. Les démocrates reprochent au président américain d’avoir demandé à Volodymyr Zelensky, lors de cette conversation téléphonique, d’enquêter sur l’ancien vice-président Joe Biden, favori des sondages pour l’investiture démocrate en vue de l’élection présidentielle de 2020.

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