Le Secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres, a appelé les Etats membres à accélérer la mise en œuvre “complète et efficace” du Programme d’action adopté lors de la Conférence mondiale sur les femmes, tenue il y a 25 ans à Beijing.

Intervenant à l’ouverture de la 64ème session de la Commission de la condition de la femme (CSW64) à New York, M. Guterres a appelé à concrétiser les engagements pris à Beijing pour parvenir à l’égalité des sexes et réaliser l’autonomisation des femmes.

La réunion d’ouverture du CSW64 a eu lieu au siège des Nations-Unies, mais la Commission a dû reporter le reste des travaux de la session, qui devait s’étaler initialement sur 11 jours (9 au 20 mars), en raison de l’épidémie de coronavirus. L’ensemble des conférences et activités parallèles qui étaient prévus dans le cadre de cette session ont également été annulés.

La CSW 64 a lieu un quart de siècle après la Conférence mondiale sur les femmes qui a été organisée en septembre 1995 dans la capitale chinoise. A l’issue de cette conférence, deux documents (la Déclaration et le Programme d’action de Beijing) ont été adoptés pour réaliser l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, partout dans le monde.

“La vision de Beijing n’a été que partiellement réalisée”, a constaté le chef de l’ONU, rappelant que les femmes sont toujours sous-représentées dans les parlements et que les inégalités de salaire hommes-femmes persistent.

“Nous vivons dans un monde dominé par les hommes avec une culture dominée par les hommes et nous avons fait ainsi depuis des millénaires”, a relevé M. Guterres, affirmant que cela doit “tout simplement changer”.

Certains Etats ont également fait un bond en arrière en matière de politiques de lutte contre les violences faites aux femmes, a déploré le Secrétaire général, constatant par ailleurs que la santé sexuelle et reproductive est loin d’être universelle. “Nous devons repousser ce recul”, a-t-il dit.

De son côté, le président de l’Assemblée générale des Nations-Unies, Tijjani Muhammad-Bande, a déploré que le changement a été lent pour la plupart des femmes et des filles dans le monde et, à cet effet, “la société dans son ensemble est en déclin”.

“Aucun pays ne peut prétendre avoir atteint l’égalité des sexes”, a dit M. Muhammad-Bande.

“Ne vous y trompez pas : il est essentiel que nous intégrions l’égalité des sexes dans tout notre travail si nous voulons atteindre chacun des Objectifs de développement durable”, a souligné le président de l’Assemblée générale. “Nous ne pouvons tout simplement pas exclure 50% de la population. Il est de la responsabilité de chacun de respecter notre engagement de ne laisser personne de côté”, a-t-il ajouté.

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